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Liban - Liban

Pas de questions taboues à la table de dialogue, affirme Bou Faour

Les préparatifs se poursuivent pour la tenue de la seconde séance, mais aucune indication encore sur l’ordre du jour des discussions.

Le chef de l’État recevant le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel. Photo Dalati et Nohra

Le chef de l’État, Michel Sleiman, a effectué hier avec plusieurs responsables politiques le suivi de la table de dialogue qui doit reprendre le 25 juin. M . Sleiman s’est ainsi entretenu avec le ministre d’État Ali Kanso. Les deux hommes ont évoqué la situation qui prévaut dans le pays au lendemain de la tenue de la première séance de dialogue, notamment en ce qui concerne la déclaration de Baabda qui en est issue ainsi que les préparatifs en vue de la seconde séance.
Évoquant pour sa part le dossier de la table de dialogue, le ministre des Affaires sociales Waël Bou Faour a affirmé, lors d’une rencontre avec le corps médical à Rachaya, que le Front de lutte nationale planche actuellement sur la formulation des réponses aux différentes interrogations posées par le président.


« Il faut que les forces politiques concernées puissent faire preuve de modestie afin d’élargir le terrain d’entente entre les Libanais, a déclaré le ministre. Personne ne peut mener le pays là où il le veut ou imposer ses desiderata. Il n’y pas de questions taboues ou de conditions préalables au dialogue. Des armes du Hezbollah jusqu’à la mise en application des résolutions prises lors des rencontres préalables, en passant par le gouvernement actuel », autant de questions qui peuvent être évoquées, a précisé le ministre.


Selon M. Bou Faour, cette phase est « celle de l’inquiétude par excellence pour le Libanais, qui s’interroge sur l’avenir et sur ce qui l’attend ».
Et de rappeler comment, à une époque de l’histoire du pays, les responsables politiques se sont laissé entraîner sur la voie de la guerre. Soulignant sa crainte de voir le Liban en arriver là, M. Bou Faour a déclaré : « Que personne ne prenne à la légère le risque de guerre (...) . Nous souffrons de la déliquescence de l’État libanais et de la perte de son prestige, et témoignons d’une vague de rancœurs, de haines et de grandes divisions entre Libanais. »

Fneich
De son côté, le ministre d’État pour la Réforme administrative (Hezbollah), Mohammad Fneich, a affirmé que « le premier à avoir présenté une stratégie de défense est le Hezbollah ». Il a souligné dans ce cadre que le parti chiite adopte une attitude « positive » concernant le dialogue. « Nous sommes partisans de la logique, de l’argumentation et de la discussion », a-t-il dit.


En réponse à une question, le ministre a tenu à faire la distinction entre la stratégie défensive supposée « protéger le pays et le défendre en mettant à profit les capacités de la résistance, et la stratégie défensive qui consiste à évoquer les autres armes », entendre les armes qui se trouvent aux mains des Libanais. Et d’exhorter les autorités à contrôler les armes qui « ne concernent pas le parti chiite ».


Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a évoqué quant à lui l’impact « positif » de la première séance de dialogue et a prévu que les résultats de la seconde séance « seront encore meilleurs ». « Il est évident que le dialogue ne pouvait réussir dès la première réunion à juguler l’action armée sur le terrain. Cependant, le second round aura un effet positif sur la sécurité, le tourisme et l’économie », a assuré M. Charbel.


Par ailleurs, les points de vue n’ont pas changé du côté du camp du 14 Mars qui continue de considérer que le dialogue est « inutile » tant que la question des armes du Hezbollah n’est pas évoquée. C’est en tout cas ce qu’a indiqué le député du bloc du Futur Jean Oghassabian qui a affirmé que les derniers propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, concernant les capacités militaires du parti susceptibles d’atteindre tous les objectifs visés en Israël « est une manière d’impliquer le Liban dans une guerre avec Israël ». De tels propos sont, selon M. Oghassabian, une atteinte à la déclaration de Baabda ainsi qu’à l’idée de neutralité à l’égard des axes régionaux, ce qui « replace le Liban au cœur des conflits régionaux et internationaux ».


Le député a déclaré sur ce plan qu’il est nécessaire que le Hezbollah fasse une déclaration publique en s’engageant à ne pas recourir à ses armes en attendant de convenir d’une stratégie de défense qui, a-t-il relevé, doit être placée à l’ordre du jour de la réunion du 25 juin.


Son collègue du Futur, Jamal Jarrah, s’est étonné du fait que certains « parlent des armes alors qu’ils sont eux-mêmes responsables de leur expansion dans le pays ». « Ce sont les mêmes qui dénoncent les manifestations armées en oubliant qu’ils étaient derrière le 7 mai ( 2008 ) », a-t-il ajouté en réaffirmant que la clause des armes du Hezbollah est incontournable à la table de dialogue et doit être tranchée de manière à confier les armes à l’armée.

Le chef de l’État, Michel Sleiman, a effectué hier avec plusieurs responsables politiques le suivi de la table de dialogue qui doit reprendre le 25 juin. M . Sleiman s’est ainsi entretenu avec le ministre d’État Ali Kanso. Les deux hommes ont évoqué la situation qui prévaut dans le pays au lendemain de la tenue de la première séance de dialogue, notamment en ce qui concerne la déclaration de Baabda qui en est issue ainsi que les préparatifs en vue de la seconde séance. Évoquant pour sa part le dossier de la table de dialogue, le ministre des Affaires sociales Waël Bou Faour a affirmé, lors d’une rencontre avec le corps médical à Rachaya, que le Front de lutte nationale planche actuellement sur la formulation des réponses aux différentes interrogations posées par le président.
« Il faut que les forces...
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