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Nos lecteurs ont la parole

Le deux poids, deux mesures, pourquoi et jusqu’à quand ?

Lily TRABOULSI
Pourquoi ce remue-ménage et cette agitation lors du renouvellement de la loi sur les loyers ? Pourquoi fait-on une distinction entre anciens et nouveaux propriétaires et pourquoi ne sont-ils pas tous traités sur un pied d’égalité ?
Sur quoi est-elle basée, cette fameuse loi 160/92 dont, à chaque échéance, l’amendement fait couler beaucoup d’encre, tant et si bien que les avis sont toujours partagés et si contradictoires ?
Pourquoi le nouveau bailleur peut-il poser ses propres conditions, fixer la durée du bail, réclamer le loyer qui lui convient, le majorer à sa guise à l’échéance, sinon mettre fin au contrat et demander la libération de ses locaux sans rien débourser en contrepartie ?
Pourquoi l’ancien bailleur est-il lié ad vitam aeternam par un contrat renouvelable automatiquement dans les mêmes conditions, pourquoi doit-il percevoir un loyer dérisoire, attendre la petite majoration symbolique indexée inéquitablement et au compte-gouttes, sur une « cherté de vie » et non pas sur le « coût réel » de la vie ? Pire encore, être amené – pour pouvoir libérer ses locaux – à débourser à son locataire, à titre de pas-de-porte, une somme considérable dépassant de loin tous les loyers qu’il a perçus tout au long de la période du bail.
Veinard, ce locataire qui emporte avec lui une dot avant de déguerpir !
Pauvre, ce propriétaire qui doit baisser les bras ou se plier à une loi inéquitable !
Si la loi n° 159/92 promulguée le 22/7/1992 a instauré un marché libre pour les nouveaux baux, n’est-ce pas pour pallier les grandes lacunes, les défaillances et l’injustice des lois qui régissent les anciens baux ?
Est-il équitable qu’un local de 43 mètres carrés soit loué à 30 000 dollars par an, pour une durée de 10 ans renouvelable dans de nouvelles conditions, alors qu’une maison de deux étages avec un jardin et d’une superficie de 360 mètres carrés au cœur de la capitale est offerte en cadeau à 18 000 dollars par an ?
La cherté de vie ne frappe-t-elle qu’une catégorie de Libanais et tant pis pour les autres ?
J’invite tous les responsables concernés à prendre leurs calculatrices et à œuvrer en toute conscience pour mettre en place une loi juste et applicable à tous, sans aucune distinction, et sans porter préjudice à qui que ce soit.

Lily TRABOULSI
Pourquoi ce remue-ménage et cette agitation lors du renouvellement de la loi sur les loyers ? Pourquoi fait-on une distinction entre anciens et nouveaux propriétaires et pourquoi ne sont-ils pas tous traités sur un pied d’égalité ?Sur quoi est-elle basée, cette fameuse loi 160/92 dont, à chaque échéance, l’amendement fait couler beaucoup d’encre, tant et si bien que les avis sont toujours partagés et si contradictoires ?Pourquoi le nouveau bailleur peut-il poser ses propres conditions, fixer la durée du bail, réclamer le loyer qui lui convient, le majorer à sa guise à l’échéance, sinon mettre fin au contrat et demander la libération de ses locaux sans rien débourser en contrepartie ?Pourquoi l’ancien bailleur est-il lié ad vitam aeternam par un contrat renouvelable automatiquement dans les mêmes conditions,...
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