Le patriarche Raï : « Nous devons renouveler notre engagement envers le pacte national pour sortir de nos crises, nos malheurs et nos différends mortels. »
Dans son homélie dominicale, Mgr Raï a souligné que désormais « le citoyen est loyal envers sa communauté, sa confession, son parti, son leader et non pas envers son pays, le Liban ». En outre, « la majorité des hommes politiques prêtent allégeance à tel ou tel pays pour profiter de son argent, par intérêt, et pour accroître son pouvoir sur la scène interne », a-t-il poursuivi.
« Nous devons renouveler notre engagement envers le pacte national pour sortir de nos crises, nos malheurs et nos différends mortels », a encore insisté le patriarche, notant que pour ce faire, il faut revenir à l’essence de ce pacte qui revêt trois dimensions : ne pas suivre un pays de l’Orient ou de l’Occident, et rester à l’écart des problèmes dans ces pays ; refuser un régime religieux totalitaire ou un régime laïc qui rejette Dieu ; prêter allégeance à l’État.
Se penchant sur la reprise du dialogue, Mgr Raï a élevé ses « prières pour que les responsables qui y participent soient à la hauteur des grands défis ».
Samedi soir, le patriarche avait appelé les Libanais « à préserver leur terre ». « De cette façon, nous protégeons notre identité », a-t-il ajouté au cours du dîner annuel de la Caisse sociale maronite. Et le patriarche d’appeler « les chrétiens et les musulmans à ne pas vendre leurs terrains, ni aux proches ni aux étrangers, parce que la terre est l’identité et la dignité de l’homme ».


Merci Hakim d'avoir éclairé le chemin de la bonne Stratégie Politique que doivent suivre les chrétiens de ce pays à M. Râëé.
10 h 46, le 11 juin 2012