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Moyen Orient et Monde - France

L’état de grâce, en chiffres, pour Hollande

La gauche, favorite aux législatives, espère éviter une insoutenable cohabitation.

Le portrait officiel de François Hollande, lors de sa présentation lundi au palais de l’Élysée.  Bertrand Langlois/AFP

Cote de confiance en hausse, intentions de vote favorables, le nouveau président français François Hollande bénéficie d’une période de grâce, avant de mettre en œuvre des mesures probablement impopulaires, et paraît bien placé pour obtenir une majorité parlementaire.
Un mois après son élection à la tête de l’État français, et avant le premier tour dimanche des législatives, M. Hollande recueille les fruits de ses efforts pour imposer l’image d’un président « normal », sobre et simple. Le socialiste tire également bénéfice des premières mesures symboliques rapidement mises en œuvre pour trancher avec son prédécesseur conservateur Nicolas Sarkozy : baisse de 30 % de son salaire et de celui de ses ministres, limitation des rémunérations des patrons des entreprises publiques, réduction du train de vie de l’État avec déplacement des membres du gouvernement en train plutôt qu’en avion.
Avec 58 % à 62 % d’opinions favorables selon des sondages de LH2 et Viavoice, M. Hollande, qui recevra fin juin le Prix Nobel de la paix et chef de l’opposition birmane, Aung San Suu Kyi, est quasiment au niveau de popularité de M. Sarkozy lors du début tonitruant de son quinquennat en 2007. Selon le tableau de bord Ifop pour mai-juin, à paraître jeudi dans Paris Match, l’action de M. Hollande est approuvée par 63 % des Français tandis que son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est plébiscité à 68 %. À la même époque, en 2007, la cote de confiance de M. Sarkozy était de 67 %.
Lors des législatives des 10 et 17 juin, la gauche, et au premier chef le Parti socialiste, espère ainsi gagner pour éviter une cohabitation qui bloquerait les projets de réformes et de relance de la croissance de M. Hollande. Selon LH2, avec 30 % des intentions de vote au 1er tour, le Parti socialiste arrive juste derrière l’UMP (30,5 %), mais les alliances avec divers candidats de gauche, les écologistes et le Front de gauche (radical), lui permettent d’obtenir une très nette majorité au 2e tour (44,5 %). Selon des projections, et compte tenu des reports de voix au second tour, la gauche raflerait 310 à 347 sièges, dont 271 à 296 pour le Parti socialiste et les radicaux de gauche, affirme un sondage OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI. L’UMP, ses alliés centristes et divers droite devraient se contenter de 230 à 267 sièges. Le FN est crédité de 0 à deux sièges, comme le MoDem. Enfin, selon une enquête Ipsos-Logica Business Consulting pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, le total des sièges de gauche pourrait aller de 303 à 357, alors que la majorité absolue est à 289 sièges. La droite parlementaire obtiendrait 220 à 274 députés.

Le Pen s’étonne
De son côté, la présidente du FN, Marine Le Pen, s’est étonnée hier de ne pas avoir été invitée par M. Hollande aux consultations qu’il mène avec tous les partis politiques représentés au Parlement avant deux sommets internationaux, le G20 au Mexique et celui de Rio sur le développement. Priée sur France Info de dire si elle souhaitait voir le chef de l’État, elle a répondu : « C’est la moindre des choses, je représente un électeur sur cinq, je représente la troisième force politique du pays. M. Hollande, qui nous avait dit qu’il serait respectueux de la démocratie, fait exactement comme son prédécesseur. Je trouve que c’est un véritable scandale. Par conséquent, les législatives peuvent être un moyen pour obliger la classe politique à respecter les Français, entendre leurs véritables aspirations et ne pas faire de 20 % de la population des sous-citoyens. »

(Source : agences)
Cote de confiance en hausse, intentions de vote favorables, le nouveau président français François Hollande bénéficie d’une période de grâce, avant de mettre en œuvre des mesures probablement impopulaires, et paraît bien placé pour obtenir une majorité parlementaire.Un mois après son élection à la tête de l’État français, et avant le premier tour dimanche des législatives, M. Hollande recueille les fruits de ses efforts pour imposer l’image d’un président « normal », sobre et simple. Le socialiste tire également bénéfice des premières mesures symboliques rapidement mises en œuvre pour trancher avec son prédécesseur conservateur Nicolas Sarkozy : baisse de 30 % de son salaire et de celui de ses ministres, limitation des rémunérations des patrons des entreprises publiques, réduction du train de...
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