Une femme fait ses adieux à un parent, tué à Deraa. Shaam News Network/AFP
Au moins sept personnes ont été tuées hier dans de nouvelles violences en Syrie, où des combats faisaient rage entre armée et soldats rebelles, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Dans la province d’Alep, un civil a ainsi été tué par des tirs dans le village de Madinat el-Bab et un autre a péri, victime d’un bombardement près d’el-Atareb. Dans la ville même une charge a explosé sur la place Saadallah el-Jabiri, faisant plusieurs blessés. En outre, des combats violents entre armée et soldats rebelles se déroulaient à la périphérie d’Andane et de Hayyane, dans cette même région.
Plus au Sud, dans la province de Hama, un jeune homme a été tué à l’aube lors du pilonnage de la localité Kafarzita par les forces gouvernementales qui tentaient d’en reprendre le contrôle, après avoir subi d’énormes pertes dans la nuit.
À Douma, près de Damas, le militant et médecin Adnane Wehbé a également été tué par des tirs devant sa clinique, a rapporté l’OSDH, qui a accusé les services de sécurité de cet assassinat. Dans cette même ville, à 30 kilomètres de la capitale, un jeune homme a péri et des dizaines d’autres personnes ont été blessées par les bombardements des forces gouvernementales.
Parallèlement, dans la province de Damas, un soldat rebelle a été tué lors de combats entre soldats et insurgés qui ont attaqué un point de contrôle de l’armée dans le secteur de Qalamoun, à la frontière syro-libanaise. Dans cette même province, des milliers de personnes ont participé aux funérailles d’un homme tué la veille à Irbine par un tireur embusqué, scandant des slogans antirégime, selon l’OSDH.
Dans la région de Homs, les militants ont par ailleurs signalé un important convoi militaire, avec chars et véhicules blindés, se dirigeant vers l’est du pays. Un civil a été tué à Qousseir.
L’OSDH a enfin fait état de l’arrestation d’une militante, Khansaa Namoura, à Lattaquié alors qu’elle se rendait à la faculté. Son sort et son lieu de détention « sont inconnus ».
La chaîne satellitaire al-Jazira a de son côté montré une manifestation antirégime à Deraa.
Samedi, 89 personnes avaient péri dans les violences, dont 57 soldats, le bilan le plus lourd subi en une seule journée par l’armée régulière depuis le début de la révolte en mars 2011, a rapporté l’OSDH. Ce chiffre n’a néanmoins pas été confirmé par le régime.
Appel
Dans le même temps, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a appelé gouvernements et entreprises à « isoler » les groupes qui vendent des armes à la Syrie, à l’instar de la compagnie publique russe Rosoboronexport. « Selon le droit international, fournir des armes à la Syrie alors que des crimes contre l’humanité y sont commis pourrait revenir à une assistance dans l’accomplissement de ces crimes. Tout vendeur d’armes pourrait faire face à une possible responsabilité juridique en tant qu’auxiliaire de ces crimes et pourrait faire face à des poursuites », souligne un communiqué de l’ONG. Rosoboronexport est considéré comme le principal vendeur d’armes de la Syrie mais les autres fournisseurs devraient également être observés, selon l’ONG.
(Sources : agences
et rédaction)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Loyalistes ! ? A quoi ? Au "baassdiotisme".... Sanguinaire et Carnassier ? ! ! Aussi D e g u e u l a s s e que le Nazisme....
11 h 02, le 04 juin 2012