Ouverture à Istanbul d’une conférence internationale pour aider la Somalie
OLJ /
le 01 juin 2012 à 00h47
Les représentants de 54 pays se sont réunis hier à Istanbul pour discuter sous l’égide de l’ONU des moyens de venir en aide à la Somalie, un pays rongé par 20 ans de guerre civile et dont le gouvernement et le Parlement de transition doivent être remplacés d’ici au 20 août. « Après une longue période d’instabilité et de conflits, nous avons aujourd’hui devant nous une opportunité pour une vraie paix et une vraie sécurité », a déclaré le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag à l’ouverture de cette conférence internationale, la deuxième de l’année sur le sujet après un sommet à Londres. « Après de longues années, l’espoir est de retour en Somalie, et en particulier à Mogadiscio », a-t-il poursuivi, soulignant que le calme relatif restauré depuis plusieurs mois dans la capitale somalienne et ses alentours était propice à la reconstruction et au développement économique. Le Premier ministre somalien Abdiweli Muhammed Ali a pour sa part insisté sur le fait que les Somaliens doivent « travailler ensemble » et que son gouvernement était déterminé à « promouvoir la réconciliation » dans les zones passées sous son autorité, avant d’appeler à la création d’un fonds d’aide pour la Somalie. Sur sa page Facebook, le chef de la diplomatie britannique William Hague, qui rejoindra la conférence aujourd’hui, a lui aussi évoqué une « opportunité historique de rompre avec le passé » et a enjoint les dirigeants somaliens d’assurer en août « une transmission de pouvoirs paisible » pour la saisir. La conférence a débuté par des discussions entre fonctionnaires de haut niveau, experts et hommes d’affaires sur quatre enjeux essentiels pour la stabilisation du pays : l’eau, l’énergie, les routes et la durabilité. Le volet politique de l’aide à la Somalie sera discuté aujourd’hui, avec la participation notamment du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, de M. Hague et du président somalien Sharif Cheik Ahmed. Quelque 300 « anciens », représentant les différentes factions de la société somalienne, sont également présents à Istanbul pour discuter entre eux de l’avenir de leur pays après le transfert des pouvoirs du gouvernement et du Parlement de transition à de nouvelles institutions, le 20 août. Ils présenteront leurs recommandations à la conférence, a indiqué une source diplomatique turque. La Somalie est dépourvue d’autorité centrale depuis l’effondrement du régime du président Siad Barre en 1991 et l’instabilité politique alimente depuis deux décennies une violence permanente dans le pays. Le très fragile gouvernement somalien de transition (TFG) a été créé en janvier 2009 et est depuis soutenu à bout de bras par la communauté internationale et les forces de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom). (Source : AFP)
Les représentants de 54 pays se sont réunis hier à Istanbul pour discuter sous l’égide de l’ONU des moyens de venir en aide à la Somalie, un pays rongé par 20 ans de guerre civile et dont le gouvernement et le Parlement de transition doivent être remplacés d’ici au 20 août. « Après une longue période d’instabilité et de conflits, nous avons aujourd’hui devant nous une opportunité pour une vraie paix et une vraie sécurité », a déclaré le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag à l’ouverture de cette conférence internationale, la deuxième de l’année sur le sujet après un sommet à Londres. « Après de longues années, l’espoir est de retour en Somalie, et en particulier à Mogadiscio », a-t-il poursuivi, soulignant que le calme relatif restauré depuis plusieurs mois dans la capitale somalienne...
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