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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Égyptienne

Le candidat des Ikhwan veut rassurer femmes et chrétiens

La violence s’invite : le QG d’Ahmad Chafiq attaqué et des heurts place Tahrir.

Le candidat des Frères musulmans à la présidentielle, Mohammed Morsi, le 29 mai 2012 au Caire. AFP/KHALED DESOUKI

Le candidat des Ikhwan (Frères musulmans, FM) à la présidentielle égyptienne a cherché hier à rassurer les chrétiens et les femmes face à une possible victoire d’un islamiste dans cette élection, après un premier tour tendu. « Nos frères chrétiens, pour le dire très clairement, sont des partenaires nationaux et ont des droits complets, comme les musulmans », a ainsi déclaré Mohammad Morsi en direction de l’électorat copte (6 à 10 % de la population). Les chrétiens d’Égypte, largement favorables à Ahmad Chafiq, musulman mais de culture politique laïque, redoutent en effet de voir les discriminations dont ils se plaignent renforcées en cas de victoire d’un islamiste. Le candidat FM a aussi promis de « ne pas imposer aux femmes de porter le hijab », une revendication des femmes coptes mais aussi d’une minorité de musulmanes. Les deux candidats cherchent depuis plusieurs jours à élargir leur base électorale, notamment auprès des jeunes et des libéraux, en jurant fidélité aux idéaux de la « révolution » de 2011 et en promettant de gouverner au nom de tous les Égyptiens.


Dans ce contexte, la campagne a pris un tour violent lundi soir avec la mise à sac du QG de M. Chafiq, le dernier Premier ministre du président déchu Hosni Moubarak, faisant redouter d’autres tensions à l’approche du second tour de la présidentielle les 16 et 17 juin. Un petit garage extérieur utilisé comme entrepôt pour des tracts et des affiches du candidat a, quant à lui, été incendié. « Les locaux vont être remis en état et M. Chafiq va continuer de les utiliser pour mener sa campagne », a indiqué un de ses partisans, Ahmad Abdel Ghani. Les partisans du candidat accusent ses adversaires islamistes et issus des groupes de jeunes qui ont mené l’an dernier la révolte contre M. Moubarak d’être derrière cette attaque. Une partie de la presse s’interrogeait toutefois sur les circonstances et le mobile de cette opération contre des locaux visiblement mal protégés malgré leur caractère sensible. « Cet incendie suscite des interrogations, et certains se demandent si M. Chafiq ne pourrait pas en profiter pour augmenter sa popularité », écrivait le quotidien indépendant al-Chourouq, en parlant d’une attaque « entourée de mystère ».


Le Premier ministre Kamal el-Ganzouri doit d’ailleurs présider prochainement une réunion des gouverneurs du pays « pour discuter des moyens d’assurer la sécurité du 2e tour », a indiqué hier le site Internet du quotidien gouvernemental al-Ahram.


En outre, des heurts ont aussi brièvement opposé dans la soirée de lundi un millier de manifestants anti-Chafiq et des individus en civil sur la place Tahrir, site emblématique de la révolte contre M. Moubarak début 2011. La presse égyptienne redoutait donc de voir le second tour entre un islamiste conservateur et un ancien du régime Moubarak issu de l’appareil militaire se traduire par de nouvelles tensions. « Dès l’annonce des résultats (du premier tour), les manifestations ont éclaté à Tahrir contre le pouvoir du guide (des Frères musulmans) et celui de l’armée », écrivait le quotidien indépendant al-Masri el-Yom. « Le second tour Morsi-Chafiq attise le feu de la colère », relevait pour sa part al-Chourouq.


Cette élection présidentielle historique, la première depuis la chute de M. Moubarak en février 2011, s’était pourtant jusque-là déroulée sans incident majeur lors du premier tour les 23 et 24 mai et dans les jours suivants. L’armée, qui dirige le pays depuis la chute de l’ancien président, doit céder le pouvoir aux civils avant la fin juin, une fois le nouveau chef de l’État élu.

Le candidat des Ikhwan (Frères musulmans, FM) à la présidentielle égyptienne a cherché hier à rassurer les chrétiens et les femmes face à une possible victoire d’un islamiste dans cette élection, après un premier tour tendu. « Nos frères chrétiens, pour le dire très clairement, sont des partenaires nationaux et ont des droits complets, comme les musulmans », a ainsi déclaré Mohammad Morsi en direction de l’électorat copte (6 à 10 % de la population). Les chrétiens d’Égypte, largement favorables à Ahmad Chafiq, musulman mais de culture politique laïque, redoutent en effet de voir les discriminations dont ils se plaignent renforcées en cas de victoire d’un islamiste. Le candidat FM a aussi promis de « ne pas imposer aux femmes de porter le hijab », une revendication des femmes coptes mais aussi...
commentaires (2)

12 à 15% de la population...mais arrêtez donc avec ces chiffres fantaisistes de 6 à 10 % de la population...

GEDEON Christian

04 h 05, le 30 mai 2012

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Commentaires (2)

  • 12 à 15% de la population...mais arrêtez donc avec ces chiffres fantaisistes de 6 à 10 % de la population...

    GEDEON Christian

    04 h 05, le 30 mai 2012

  • Rassurez-vous. La Chariia vous plaira. Vous, les femmes, vous n'aurez qu'à vous plier à la volonté de vos PROPRIÉTAIRES et qu'à circuler comme des ombres, dans les rues, si le maître vous le permettra, avec un trou de cyclope au milieu de ce que serait l'ombre d'une tête. Quand à vous, Chrétiens, ô mécréants, vous pouvez toujours ou vous convertir ou partir ; ça rime bien, hun ?

    SAKR LEBNAN

    01 h 20, le 30 mai 2012

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