Gourcuff, non conservé dans le groupe des 23 joueurs, a quitté hier le reste du groupe rassemblé au Touquet. Frank Fife/AFP
Le couperet est tombé vers 11h15 sur le site Internet de la Fédération française de football : Gourcuff ne disputera pas le championnat d’Europe en dépit des efforts déployés par le sélectionneur pour le relancer.
La surprise est de taille tant le milieu lyonnais (25 ans, 29 sélections, 4 buts) apparaissait comme l’un des « chouchous » du « Président », qui n’avait pas hésité à l’inclure dans sa préliste plus d’un an après sa dernière sortie en bleu (mars 2011).
Mais les difficultés sportives et mentales de Gourcuff ont fini par le rattraper, le joueur, qui n’a véritablement repris sa place dans le onze lyonnais que début avril, ayant montré ses limites dimanche face à l’Islande en amical (3-2). Après une telle prestation, Blanc pouvait difficilement justifier sa présence parmi les 23.
Le choix de Blanc peut également être interprété comme une décision politique. Le mutique et réservé Gourcuff a toujours eu des problèmes d’intégration en équipe de France où ses relations avec plusieurs cadres, notamment Franck Ribéry, n’ont jamais été au beau fixe, créant des tensions terribles lors du Mondial 2010.
Même s’il l’a toujours défendu, expliquant notamment qu’il n’était pas « un loup », le sélectionneur a sans doute opté pour la paix sociale au sein de son groupe et décidé de sacrifier un Gourcuff illégitime sportivement.
À moins que ce ne soit le coup reçu sur une cheville dimanche qui ait dilapidé les chances de l’ex-Girondin. Mais Blanc avait expliqué lundi que Gourcuff n’avait « rien de grave ».
Deux avants-centres
L’absence du Lyonnais profite principalement à Marvin Martin. Le Sochalien (24 ans, 10 sélections, 2 buts), très apprécié du sélectionneur, est sauvé en dépit de la très mauvaise saison de Sochaux (14e de L1). Mais sa belle entrée en jeu, dimanche contre l’Islande (3-2), a modifié la donne et poussé Blanc à le préférer à Gourcuff.
Blaise Matuidi (25 ans, 4 sélections) était lui aussi en danger. Mais après une saison réussie avec le Paris SG, l’ancien Stéphanois, régulièrement convoqué en équipe de France sous le mandat de Laurent Blanc, sera bien du voyage en Ukraine.
Les Bleus compteront donc quatre récupérateurs de métier (A. Diarra, Yann Mvila, Matuidi, Yohan Cabaye), Florent Malouda pouvant aussi dépanner à ce poste.
L’autre grand perdant de la journée se nomme Mapou Yanga-Mbiwa. Vierge de toute expérience internationale, le champion de France montpelliérain est victime de la polyvalence d’Alou Diarra, aussi bien capable d’évoluer au milieu que dans l’axe.
Le défenseur héraultais de 23 ans était le petit nouveau de la préliste de Laurent Blanc et ne devait cette promotion qu’à l’indisponibilité d’Éric Abidal (greffe du foie), au forfait de Younes Kaboul, touché au genou, et aux difficultés sportives de Mamadou Sakho avec le Paris SG depuis l’arrivée aux commandes de Carlo Ancelotti. Son faible vécu au plus haut niveau l’a condamné.
L’architecture de la liste fait ainsi la part belle aux milieux de terrain offensifs (Martin, Malouda, Nasri, Ben Arfa, Ménez, Ribéry, Valbuena), ce qui promet un joli casse-tête à Laurent Blanc dans les jours qui viennent.
Privé de Loïc Rémy (cuisse), le patron des Bleus n’a opté que pour deux avants-centres (l’incontournable Benzema et le meilleur buteur de Ligue 1 Giroud) et partira en Ukraine avec seulement sept défenseurs (trois axiaux : Mexès, Rami, Koscielny ; et quatre latéraux : Evra, Clichy, Debuchy, Réveillère).
(Source : agences)


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