Dans ce pays toujours en ébullition, les uns plient bagage et décampent ; d’autres, et pas des moindres, débarquent pour découvrir un Liban qui résiste et qui continue à donner de bien belles leçons de (sur)vie au monde... Pas plus tard que la semaine dernière, alors que l’odeur de pneus brûlés empestait certains quartiers de la ville, Cyril Karaoglan, le prince Pierre d’Arenberg, le célèbre joailler-parfumeur Alain Boucheron, la princesse Hermine de Clermont-Tonnerre, François Lafon (propriétaire des laboratoires du même nom), le New-Yorkais Stephen Schwarzman (PDG et cofondateur de Blackstone, un empire financier qui pèse 140 milliards de dollars d’actifs) et une quarantaine de jet-setters et leurs épouses ont combiné tourisme culturel et gastronomique. Au programme, le Musée national, l’exposition Gerard Richter au BAC, le centre-ville, Baalbeck et Byblos. Déjeuner à Halate chez Élie Gharzouzi ; à Taanayel chez Pierre et Claude Issa et à Naas chez Fadel – où le consul de Monaco Béchara el-Khoury a mis en leur honneur les petits plats dans les grands... Tous conquis par la générosité et l’ouverture d’esprit des Libanais (c’est eux qui le disent), ils arboraient des lunettes aux couleurs de notre drapeau avec un délicieux I love Lebanon sur les branches de leurs montures. Dîner également chez Philippe et Zaza Jabre et une big party organisée par Ahmad et Chérine Tayeb, juste avant le climax de leur séjour : la sublime soirée donnée par Edgar et Danièle de Picciotto dans l’ancienne magnanerie de Dekouané. Le lieu somptueusement aménagé sur deux niveaux et décoré par les mains de fée d’Asma Andraos et de son équipe de Stree a réuni quelque 400 invités qui ont applaudi les derviches tourneurs d’Alep, la dabké de Baalbeck, la prestation hallucinée de la danseuse Amalia Zidane, les tablas du Mandaloun, and, cherry-on-the-top, l’encore phénoménale Haifa Wehbé. De la pure E – E comme extase... Quant aux esprits chagrins qui pensent que ces fêtes sont honteusement décalées par rapport à la situation, ils sauront qu’elles profitent à de nombreuses entreprises et qu’elles créent de nouveaux emplois. Na.
« Xerxès » à Bergen
Connue comme la porte d’entrée vers les fjords, la ville de Bergen en Norvège a accueilli le congrès de l’Association des festivals européens (EFA) qui fêtait son 60e anniversaire. Cet événement coïncidait avec l’inauguration du festival international de cette délicieuse petite ville, qui a lieu chaque année à cheval entre mai et juin. Un opéra de Georg Friedrich Haendel (Xerxès, où la passion se mêle à la farce et à la satire) a été offert par Bergen après les 21 coups de canon (il n’y en a pas que pour François Hollande) et la red carpet pour le roi Harald et la reine Sonja qui trônaient parmi la foule à la 16e rangée – un exemple-choc pour les officiels libanais, prêts à brûler des pneus et hurler au scandale si par malheur ils n’étaient pas placés au 1er rang ! Présents aussi, les festivals libanais membres de l’EFA : Beiteddine avec la présidente Nora Joumblatt accompagnée d’Andrée Daouk ; le Bustan, représenté par Nada Massoud, et Baalbeck par Wajih Ghossoub.
Rasha-Marie-Antoinette
L’homme d’affaires syrien Wafic es-Saïd et son épouse Rosemary ont choisi la magnificence du château de Versailles (l’Orangerie) pour célébrer le mariage de leur fille Rasha (dans une magnifique robe de princesse à longue traîne) avec Khaled Khawaja. Samedi soir, près de 700 invités, des ténors du monde des affaires, des vedettes, des princes et des princesses, étaient au rendez-vous, notamment David Linley (fils de la princesse Margaret d’Angleterre) et son épouse Serena, Sarah Ferguson et ses filles, les princesses Eugénie et Béatrice, Ira Fürstenberg, Alexandre et Catherine de Yougoslavie, le duc de Malborough, sir Michael Caine, Mireille Darc et Christian Louboutin, mais aussi de nombreux Libanais, parmi lesquels Marwan Hamadé, Adnane et Raida Kassar, Mohammad et Mona Safadi, Walid et Rolla Daouk, Mona Hraoui, Marwan et Mona Iskandar, Bassam Freiha, Gilbert et Rose-Marie Chagoury, Abboudi et Latifa Kosta, Robert et Viviane Debbas, Bob et Tamar Manoukian, Farès et Zalfa Boueiz, Walid Raphaël et sa fiancée Yasmina Khoury, Dania Sinno, Karim Sanbar, Farès et Tania Farès, Fahd et Maya Hariri, Ricardo et Youmna Karam, etc. Tous avaient leurs sens au paradis : les yeux, biensûr, ne savaient pas où se poser; les papilles exultaient (le dîner a été préparé par le chef triplement étoilé Alain Ducasse), et les tympans, avec la voix de plus en plus crooner de Robbie Williams en concert privé. Le lendemain, tout ce beau monde qui avait quitté Versailles emportant une grande bonbonnière en Limoges, souvenir du mariage, s’est retrouvé au Doyen pour un brunch.
L’avant-veille, un dîner avait été offert à l’Opéra Garnier où dans une bamboula de fleurs, de miroirs, de lambris, de statues, de peintures, de mosaïques et de tentures or, 350 invités ont été accueillis par les rats en tutu blanc alors que les plus jeunes allaient danser chez Maxim’s. La fête en l’honneur de Rasha et Khaled aura duré trois jours dans quatre des lieux les plus prestigieux de Paris et de sa grande couronne. Qui dit mieux ?
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Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve