L’un des deux Tibétains, nommé Dargye, a survécu à ses blessures, selon l’agence officielle. Dargye est originaire d’Aba, une zone tibétaine de la province du Sichuan, où ont eu lieu plusieurs immolations de Tibétains depuis l’année dernière, tandis que l’autre, Tobgye Tseten, venait de la province du Gansu, a rapporté Chine nouvelle.
L’acte désespéré des deux Tibétains, des jeunes moines selon Radio Free Asia (RFA), s’est déroulé devant le temple du Jokhang, un haut-lieu de pèlerinage séculaire, a précisé la radio basée aux États-Unis. Mais Chine nouvelle n’a pas mentionné ce monastère. « Lhassa est désormais quadrillée par la police et les forces paramilitaires et la situation est très tendue », a décrit à RFA un Tibétain en exil ayant des correspondants sur place. Les autorités locales se sont refusées à tout commentaire.
Les recherches sur l’Internet contenant le mot « Dazhaosi », le nom chinois du temple, étaient par ailleurs bloquées par le système de censure.
Interrogé, un porte-parole de la diplomatie chinoise a assuré « ne pas être au courant » de ces récentes immolations. « Certaines personnes, en particulier à l’étranger, tentent de saboter cette stabilité. » L’association de défense des Tibétains Free Tibet a au contraire estimé que « le printemps tibétain (avait) désormais gagné le cœur de la capitale du Tibet ».
(Source : AFP)

