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Hommage à Jihane Jabre

Jean KYRILLOS
Pour Jihane
Je n’arrive pas à accepter, je n’accepterai probablement jamais l’idée de ton départ précipité.
Que tu aies disparu aussi prématurément et aussi définitivement m’est insupportable.
Que toi, si lumineuse, tu te sois aussi vite et à jamais éteinte provoque en moi autant de colère et de révolte que de douleur.
Que Jihane la toujours souriante polyglotte capable de s’exprimer brillamment dans cinq ou six langues soit, à la fleur de l’âge, condamnée au silence éternel des morts, qui pourrait le comprendre ? Qui pourrait l’admettre ?
Je n’ai pas autant d’esprit que Brassens pour dire : « Dieu, s’il existe, il exagère ! » Ni le génie de Brel pour proclamer : « À la place du Bon Dieu, je crois que je ne serais pas fier ! »
En tout cas, je n’ai pas le cœur aux bons mots. Je reste obsédé par l’image de Jihane et par la douleur de Jacqueline.
Jacqueline qui n’a d’autre protection que sa foi et nullement celle des brumes bienfaisantes de Jamil.
Pour ma part, j’ai très mal et je le crie !

Jean KYRILLOS
Pour JihaneJe n’arrive pas à accepter, je n’accepterai probablement jamais l’idée de ton départ précipité.Que tu aies disparu aussi prématurément et aussi définitivement m’est insupportable.Que toi, si lumineuse, tu te sois aussi vite et à jamais éteinte provoque en moi autant de colère et de révolte que de douleur.Que Jihane la toujours souriante polyglotte capable de s’exprimer brillamment dans cinq ou six langues soit, à la fleur de l’âge, condamnée au silence éternel des morts, qui pourrait le comprendre ? Qui pourrait l’admettre ?Je n’ai pas autant d’esprit que Brassens pour dire : « Dieu, s’il existe, il exagère ! » Ni le génie de Brel pour proclamer : « À la place du Bon Dieu, je crois que je ne serais pas fier ! »En tout cas, je n’ai pas le cœur aux bons mots. Je reste obsédé...