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Lifestyle - Rencontre

Béchara el-Khoury et Monaco, une histoire d’amitié

Même à l’étranger où il réside, le consul honoraire de Monaco au Liban, cheikh Béchara el-Khoury, continue de (re)présenter une certaine image du pays du Cèdre qui rime avec élégance et indépendance.

Béchara el-Khoury, un homme heureux entre Beyrouth et Monaco.  Photo Michel Sayegh

« Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas si mauvais communicant que ça ! » affirme d’emblée Béchara el-Khoury dans un grand éclat de rire. L’homme, imposant tant par l’héritage qu’il porte que par sa stature, surprend par sa délicatesse et l’art, charmant, qu’il a de se rappeler et de partager les détails d’une vie riche en événements et en rencontres. Rencontres familiales, car ses liens privilégiés avec son grand-père Béchara et son père Khalil ont été des « rencontres » importantes. Ou celles, amicales, avec le prince Rainier et la princesse Grace, qui se perpétuent aujourd’hui avec le prince Albert.
Il confie être heureux de mener une existence relativement tranquille en famille, entre Beyrouth et ce rocher mythique, cette minuscule principauté pourtant particulièrement attirante, qui lui fait irrémédiablement penser au Beyrouth d’avant les guerres. Pourtant, le petit-fils de l’architecte de l’indépendance dont il porte également nom et prénom, en bon Libanais, souligne que cet héritage n’a jamais été facile. Et d’ajouter : « J’ai eu la chance d’être élevé par lui jusqu’à l’âge de 14 ans. Nous avions une relation fusionnelle. Je l’ai perdu trop tôt quelque part... » De cet homme brillant, qui a écrit l’histoire d’un Liban alors prometteur, Béchara el-Khoury précise : « C’était une personnalité extraordinairement bonne, avec une intelligence et une mémoire hors du commun, et un grand sens de l’humour. Il m’a surtout appris la tolérance et le respect d’autrui. »
Élevé, ensuite, par son père, « encore plus intelligent et plus jouisseur ! », entre l’Europe et le Liban, Béchara el-Khoury poursuit des études de droit à McGill au Canada et retrouve Paris où, durant les premières années de guerre, il réussit, avec Bassam Freiha, à développer Dar el-Sayad à travers ses nombreux magazines spécialisés. Sa carrière professionnelle va se poursuivre dans différents domaines des affaires et plusieurs banques et sociétés. Ce qui le fera énormément voyager à travers les pays arabes et tisser des liens avec des chefs d’État et leaders du monde.
Guère attiré par la politique, même si, en 2000, au décès de son père Khalil, l’idée de se présenter en tant que député effleure l’esprit de nombreuses personnes, il décline l’offre, « sans aucun regret », dit-il. « Je n’ai pas de velléité politique. La vie et le visage politiques du pays ont complètement changé. Je reste à 100 % libanais, poursuit-il. Je me sens d’autant plus monégasque que je suis libanais. Je me suis retrouvé chez moi à Monaco. Tout le monde connaît tout le monde, la vie est facile et ressemble au Liban, avec une qualité de vie que l’on ne trouve nulle part ailleurs. »

Monaco, une mission
Le titre de consul de Monaco au Liban, qui lui va comme un gant, paraît la suite logique venue consacrer une longue complicité entamée par cheikh Khalil el-Khoury et le prince Rainier de Monaco en 1947. L’histoire, devenue célèbre, remonte au voyage de noces des el-Khoury
dans le sud de la France. Le fils du président, comme le veut la coutume, dépose sa carte de visite au palais de Monaco. Suivra un coup de téléphone et une invitation à prendre le thé avec le prince héritier à 16 heures, « seul, sans madame ». Durant cet entretien dans un jardin très hospitalier, les deux hommes se découvrent une affinité naturelle et un point commun : la même date de naissance. Même jour, même mois et même année... Ainsi naîtra une véritable amitié tissée de moments, de voyages et de preuves constantes. En 1987, la famille de Khalil el-Khoury obtient la nationalité monégasque. Privilège unique et droit du prince dont il n’use quasiment jamais.
Aujourd’hui, Béchara el-Khoury entretient avec le prince Albert des liens proches. Outre l’organisation des voyages du prince au Moyen-Orient et au Liban, qui s’accompagnent de rencontres avec des décideurs, des chefs d’État et d’importants hommes d’affaires, comme ce fut le cas durant les Jeux de la francophonie, en 2009, la « mission » du consul est d’entretenir et d’enrichir la coopération entre Monaco et le Liban à travers différents projets, tels le reboisement du Liban ou des programmes de santé au Sud. « Le 5 juillet 2013, nous annonce-t-il, une soirée spéciale au profit de l’ordre de Malte Liban aura lieu à Monaco, présidée par le prince Albert. »
Membre du très restreint Club des 100 depuis 1994, actuellement PDG de Development Consultants ME Inc. et Erdec sal, partenaire dans Primecorp Finance et membre du conseil d’administration de la banque Misr Liban, Béchara el-Khoury, fin gourmet et bon viveur, demeure aussi le meilleur ambassadeur de Monaco au Liban, relançant cette destination unique à sa manière élégante.
Dans sa mémoire très précise, de nombreux souvenirs d’enfance prennent parfois la forme de témoignages d’histoire. Souhaitons qu’ils fassent un jour le sujet d’un livre dans lequel les grands politiciens des années glorieuses seraient les personnages principaux... « Ça viendra peut-être un jour... » promet-il avec prudence.
« Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas si mauvais communicant que ça ! » affirme d’emblée Béchara el-Khoury dans un grand éclat de rire. L’homme, imposant tant par l’héritage qu’il porte que par sa stature, surprend par sa délicatesse et l’art, charmant, qu’il a de se rappeler et de partager les détails d’une vie riche en événements et en rencontres. Rencontres familiales, car ses liens privilégiés avec son grand-père Béchara et son père Khalil ont été des « rencontres » importantes. Ou celles, amicales, avec le prince Rainier et la princesse Grace, qui se perpétuent aujourd’hui avec le prince Albert.Il confie être heureux de mener une existence relativement tranquille en famille, entre Beyrouth et ce rocher mythique, cette minuscule principauté pourtant particulièrement attirante, qui lui...
commentaires (4)

Ô esprit féodal,tu es encore bien vivant,si j'en juge par certaines réactions...Ô grands mammamouchis du Liban,permettez aux simples et sombres citoyens de respirer à l'ombre des vos fortunes si honnêtemnt acquises depuis des générations...Ô cheikh,bey,beik,et autres du même genre,laissez nous respirer ce qui reste d'air quand vous avez respiré vous-même...Ô Liban,débarasse toi vite de tous ces gens...c'est eux qui t'ont foutu dans la merde!

GEDEON Christian

07 h 51, le 29 mai 2012

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Commentaires (4)

  • Ô esprit féodal,tu es encore bien vivant,si j'en juge par certaines réactions...Ô grands mammamouchis du Liban,permettez aux simples et sombres citoyens de respirer à l'ombre des vos fortunes si honnêtemnt acquises depuis des générations...Ô cheikh,bey,beik,et autres du même genre,laissez nous respirer ce qui reste d'air quand vous avez respiré vous-même...Ô Liban,débarasse toi vite de tous ces gens...c'est eux qui t'ont foutu dans la merde!

    GEDEON Christian

    07 h 51, le 29 mai 2012

  • - - Cheikh BECHARA Khalil EL- Khoury , " Billy " pour les intimes , n'est pas seulement le consul honoraire de Monaco au Liban et un homme d'affaires averti qui a reussi , il est aussi comme l'était son père Cheikh Khalil , un extra ordinaire ambassadeur du Liban dans le monde entier avec de très grandes qualités humaines politiques et diplomatiques qu'on ne trouve nulle part ailleurs et chez personne d'autre ! Salut Billy , comme ton illustre grand père président et ton illustre père plusieurs fois ministre , tu fais honneur à ton pays qui reste une de tes principales préoccupations que tu portes haut et fort dans ton cœur .

    JABBOUR André

    09 h 08, le 28 mai 2012

  • Vous auriez mieux fait de ne pas écrire cet article...non,ce n'est pas le vrai Liban...je n'en dis pas plus...le vrai Liban,c'est celui du peuple...ben finalement ,j'en ai dit plus!

    GEDEON Christian

    06 h 20, le 28 mai 2012

  • Béchara el-Khoury, Michel Khoury, Michel Chiha, Georges Naccache, Michel Eddé, et d'autres noms, des noms qui vous plongent dans l'histoire que vous lisez avec délices, celle d'un pays qui était le vrai Liban.

    Halim Abou Chacra

    02 h 15, le 28 mai 2012

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