Le ministre bahreïni de la Justice a affirmé que le pouvoir était prêt au dialogue avec l’opposition chiite, mais jugé inadmissible qu’elle « prenne en otage la sécurité » du royaume. « La porte reste toujours ouverte au dialogue, mais ce dialogue doit être fondé sur une franche dénonciation de la violence et sur l’acceptation de toutes les composantes de la société », a déclaré Khaled ben Ali al-Khalifa, membre de la dynastie sunnite au pouvoir. L’amendement de la Constitution, ratifié début mai par le roi Hamad ben Issa al-Khalifa, « accorde à la Chambre élue de plus larges prérogatives pour le contrôle de l’action du gouvernement », a expliqué le ministre. Les élus ont désormais « le pouvoir de voter la défiance du Premier ministre pour non-coopération », sans en référer à la Chambre haute, dont les membres sont désignés par le pouvoir, a-t-il précisé. Mais l’opposition juge cette réforme « insuffisante » et ses partisans multiplient les appels au départ notamment du Premier ministre, cheikh Khalifa ben Salmane al-Khalifa, en poste depuis plus de 40 ans.
Par ailleurs, un tribunal bahreïni a condamné hier à un mois de prison Zainab al-Khawaja, la fille de l’opposant emprisonné Abdel Hadi al-Khawaja, pour avoir agressé une policière.
(Source : AFP)