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Liban - Beyrouth

Un raid des commandos met fin au mystérieux incident de Caracas

Malmené par les soldats à bout de nerfs, Hani Chanti est conduit au fourgon. Mohammad Azakir/Reuters

Tenue en respect sept heures durant par deux bandits armés, dans le quartier de Caracas, en prolongement de la rue Hamra, l’armée libanaise a attaqué et investi vers 6h15, hier matin, l’appartement situé au septième étage de l’immeuble dont provenaient les tirs, tuant l’un des deux hommes et arrêtant le second. Les soldats sont passés par le toit, pour attaquer l’appartement où les deux hommes armés étaient retranchés.Un officier et trois soldats ont été blessés dans le raid.
La fusillade s’est produite non loin d’une permanence du Parti syrien national social (PSNS), que certains médias ont cru à tort impliqué dans l’incident. Il n’en est rien, a assuré un communiqué de ce parti.
La mort de l’un et l’arrestation de l’autre ont mis fin à un incident qui avait commencé mercredi soir, vers 23 heures. Alertée par des tirs en provenance de l’immeuble où logeaient les deux fripouilles, une patrouille de l’armée arrive sur les lieux et encercle l’immeuble. Son action est accueillie par des tirs nourris et des lancers de grenade à main. C’est finalement le matin, avant que ne se réveille ce quartier densément peuplé de la capitale, que l’armée lance un raid contre l’appartement, tue l’un des deux hommes et met la main sur le deuxième.
Sur place, l’armée découvre le cadavre d’un homme probablement tué lorsque les premiers tirs avaient été entendus. Selon toute vraisemblance, le malheureux avait été abattu en tentant de porter secours à une femme qui partageait, contre son gré, la vie de l’un des deux hommes, et qu’il s’était proposé d’aider. Des malles en cours de rangement laissent croire que la femme comptait déménager. Ces détails ont été recueillis auprès de la femme elle-même, Gharam Hussein (23 ans), de nationalité syrienne, arrêtée pour les besoins de l’enquête en même temps que le concierge de l’immeuble.
Selon une source de sécurité proche d’Amal, il s’agirait d’une prostituée.
L’homme arrêté dans l’appartement a été identifié comme étant Hani Chanti, que le Hezbollah a associé à un groupe proche d’Abou Adass, l’homme qui, dans une vidéo, avait revendiqué, au nom de son groupe, l’assassinat de Rafic Hariri, le 14 février 2005. Les deux hommes tués, Hama Mohammad Selmani et Yamen Sulaymani, seraient de nationalité syrienne.
Pour sa part, la chaîne LBCI a assuré que Hani Chanti est de nationalité jordanienne et était sorti de prison il ya trois mois. L’homme évolue dans les milieux de la chanson arabe, a précisé la chaîne. L’enquête fera la part des choses.
Tenue en respect sept heures durant par deux bandits armés, dans le quartier de Caracas, en prolongement de la rue Hamra, l’armée libanaise a attaqué et investi vers 6h15, hier matin, l’appartement situé au septième étage de l’immeuble dont provenaient les tirs, tuant l’un des deux hommes et arrêtant le second. Les soldats sont passés par le toit, pour attaquer l’appartement où les deux hommes armés étaient retranchés.Un officier et trois soldats ont été blessés dans le raid.La fusillade s’est produite non loin d’une permanence du Parti syrien national social (PSNS), que certains médias ont cru à tort impliqué dans l’incident. Il n’en est rien, a assuré un communiqué de ce parti.La mort de l’un et l’arrestation de l’autre ont mis fin à un incident qui avait commencé mercredi soir, vers 23...
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