Le président russe, Vladimir Poutine, a continué hier à placer ses hommes avec la nomination d’ex-ministres dans l’administration présidentielle, faisant planer le doute sur sa volonté de réformes.
Au lendemain de l’annonce de la composition du nouveau gouvernement russe dirigé par Dmitri Medvedev, où sont apparues quelques nouvelles têtes, mais dans lequel ses plus proches ont gardé l’essentiel des postes-clés, M. Poutine a signé un décret nommant l’essentiel des anciens ministres non reconduits à d’influents postes dans les arcanes du pouvoir. L’ex-ministre de l’Intérieur, Rachid Nourgaliev, dont le mandat a été entaché ces derniers mois par un vaste scandale de tortures policières, devient secrétaire adjoint du Conseil de sécurité. Ceux des Transports, Igor Levitine, du Développement économique, Elvira Nabioullina, de l’Éducation, Andreï Foursenko, de la Santé, Tatiana Golikova, de la Communication, Igor Chtchegolev, et des Ressources naturelles, Igor Troutnev, ont pour leur part été nommés à des postes de conseillers au Kremlin. L’ex-vice-Premier ministre Igor Setchine, un ami de longue date de M. Poutine qui a supervisé pendant des années le secteur énergétique, se retrouve pour sa part à la tête du numéro un du pétrole russe Rosneft. En outre, M. Medvedev a pris la place de M. Poutine à la tête du parti au pouvoir, Russie unie, et a promis hier que cette formation resterait aux commandes du pays sur le « long terme ».
« Ce n’est pas la formation d’une équipe politique, mais une répartition des postes au sein du même clan », déplore par conséquent Iouli Nisnevitch, professeur à l’École supérieure d’économie. Réélu en mars pour un troisième mandat porté à six ans à la suite d’une révision constitutionnelle, Vladimir Poutine a nommé au poste de Premier ministre Dmitri Medvedev qu’il avait propulsé au Kremlin en 2008, faute de pouvoir enchaîner un troisième mandat consécutif aux fonctions suprêmes, en vertu de la Constitution.
Cet échange de postes a irrité un grand nombre de Russes et est l’une des raisons de la vague de contestation du régime depuis décembre. Et signe que l’ambiance n’est pas à la libéralisation, la Douma (Chambre basse du Parlement russe) a voté hier en première lecture une loi augmentant considérablement les amendes en cas de manifestations non autorisées, les faisant passer de 125 euros à plus de 25 000 euros pour leurs organisateurs ou leurs participants.
(Source : AFP)
Au lendemain de l’annonce de la composition du nouveau gouvernement russe dirigé par Dmitri Medvedev, où sont apparues quelques nouvelles têtes, mais dans lequel ses plus proches ont gardé l’essentiel des postes-clés, M. Poutine a signé un décret nommant l’essentiel des anciens ministres non reconduits à d’influents postes dans les arcanes du pouvoir. L’ex-ministre de l’Intérieur, Rachid Nourgaliev, dont le mandat a été entaché ces derniers mois par un vaste scandale de tortures policières, devient secrétaire adjoint du Conseil de sécurité. Ceux des Transports, Igor Levitine, du Développement économique,...


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