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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Première rencontre Hollande-Obama

Les dirigeants français et américain évoquent le retrait français anticipé d’Afghanistan, deux jours avant le sommet de l’OTAN à Chicago.

François Hollande et Barack Obama ont évoqué des dossiers-clés au cours de leur première rencontre. Photo Jewel Samad/AFP

Pour son baptême du feu sur la scène mondiale, trois jours seulement après son investiture, François Hollande a abordé avec Barack Obama, hier à la Maison-Blanche, des sujets-clés, dont l’Afghanistan. Assis côte à côte dans le bureau Ovale sous un portrait de George Washington, les deux dirigeants ont fait assaut d’humour et d’amabilités. « C’est la première fois que nous nous rencontrons, il y en aura beaucoup d’autres », a dit François Hollande à l’issue d’une heure et demie d’entretien. « Nous sommes dans un lien profond qui fait qu’entre la France et les États-Unis il y a des causes partagées : la liberté, la démocratie, l’histoire et la culture », a-t-il ajouté. François Hollande était accompagné des nouveaux ministres de l’Économie et des Affaires étrangères Pierre Moscovici et Laurent Fabius.
Au cours de sa visite, le président français a dit hier avoir « rappelé » à son homologue américain sa « promesse » de retirer les troupes de combat françaises d’Afghanistan à la fin de l’année. « J’ai également précisé qu’il y aurait toujours un soutien sous une autre forme », a ajouté le chef de l’État français, tout en précisant que le retrait des forces françaises n’était « pas négociable », mais que Paris ferait ses choix « en bonne intelligence » avec ses alliés. Ces propos interviennent alors que Washington avait dit, jeudi, s’attendre à ce que Paris contribue à la force internationale en Afghanistan (ISAF) jusqu’en 2014 sous une forme encore à définir.
M. Hollande doit participer pendant son séjour américain à un sommet des pays du G8 (les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Italie, la France, l’Allemagne, le Japon et la Russie), qui a démarré hier soir à Camp David, dans le Maryland. Les dirigeants des pays membres du G8 devraient entre autres évoquer des dossiers cruciaux, en particulier le programme nucléaire de la Corée du Nord et la répression sanglante en Syrie. Ce sommet est toutefois marqué par une absence, celle du président russe Vladimir Poutine qui a délégué son prédécesseur et Premier ministre, Dmitri Medvedev.
Également, François Hollande doit prendre part dès demain à un sommet des pays de l’OTAN à Chicago, au cours duquel sera d’ailleurs précisé le plan de transfert des responsabilités de sécurité aux forces afghanes d’ici à la fin 2014, quand les troupes étrangères sont censées s’être retirées. La promesse de M. Hollande de retirer les troupes françaises d’Afghanistan à la fin de l’année y sera donc évoquée, alors que les autres pays de l’OTAN ont jusqu’à présent pour objectif de rester en Afghanistan jusqu’à la fin 2014.
Dans ce contexte, Jim Townsend, sous-secrétaire d’État américain à la Défense chargé de l’OTAN, estime que François Hollande « va devoir réfléchir au rôle qu’il veut voir jouer par la France dans l’OTAN », avant d’annoncer le retrait anticipé des troupes françaises d’Afghanistan au sommet de Chicago. « Celui qui devient président doit confronter ses promesses à la réalité », déclare M. Townsend dans une interview au Figaro d’aujourd’hui, à propos de la décision du nouveau chef de l’État de retirer d’ici à fin 2012 les « troupes combattantes » françaises, soit 18 mois avant le calendrier fixé par l’OTAN. Selon le responsable américain, « l’Afghanistan sera bien sûr le gros sujet » du sommet, demain et lundi à Chicago, mais « il ne s’agit pas de retrait, il s’agit de réaliser la transition de notre mission à l’armée afghane ». Le message que l’Alliance atlantique souhaite faire passer est le suivant, souligne-t-il : « Nous sommes entrés ensemble, nous devons sortir ensemble. » « L’investissement que les Français ont fait là-bas a été très important (...). Il est absolument crucial de s’assurer que le passage de témoin se déroule bien et que les Afghans seront prêts en 2014 », poursuit-il, avant de conclure : « M. Hollande va réaliser tout ce qui a été fait par la France et à quel point nous dépendons de la France pour le succès de l’Alliance. Nous espérons qu’il comprendra que le message que doit envoyer Chicago est capital pour l’OTAN. »
La France compte environ 3 550 militaires déployés en Afghanistan au sein de la force internationale (ISAF) d’environ 130 000 hommes, dont 90 000 Américains.
(Source : agences)
Pour son baptême du feu sur la scène mondiale, trois jours seulement après son investiture, François Hollande a abordé avec Barack Obama, hier à la Maison-Blanche, des sujets-clés, dont l’Afghanistan. Assis côte à côte dans le bureau Ovale sous un portrait de George Washington, les deux dirigeants ont fait assaut d’humour et d’amabilités. « C’est la première fois que nous nous rencontrons, il y en aura beaucoup d’autres », a dit François Hollande à l’issue d’une heure et demie d’entretien. « Nous sommes dans un lien profond qui fait qu’entre la France et les États-Unis il y a des causes partagées : la liberté, la démocratie, l’histoire et la culture », a-t-il ajouté. François Hollande était accompagné des nouveaux ministres de l’Économie et des Affaires étrangères Pierre Moscovici...
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