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Moyen Orient et Monde - France

« Je ne déciderai pas pour tous, pour tout et partout »

Investiture solennelle de François Hollande, discours sur le rassemblement de la nation et interminables bains de foule...

Après son investiture, François Hollande a remonté l’avenue des Champs-Élysées. Martin Bureau/AFP

« À compter de ce jour, vous incarnez la France. » C’est par ces mots prononcés par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré que François Hollande, élu le 6 mai, est devenu hier matin, à 57 ans, le septième président de la Ve République. Premier socialiste à s’installer à l’Élysée depuis 17 ans, François Hollande a immédiatement adressé un « message de confiance » aux Français. « La première condition de la confiance retrouvée, c’est l’unité de la nation », mais « la confiance c’est aussi l’exemplarité », a-t-il déclaré avant de décliner la façon dont il concevait son mandat de chef de l’État. « Je fixerai les priorités mais je ne déciderai pas pour tous, pour tout et partout (...) Le pouvoir d’État sera exercé avec dignité mais simplicité, avec une grande ambition pour le pays et une scrupuleuse sobriété dans les comportements. » Il a en outre promis d’ouvrir « une nouvelle voie en Europe » en proposant à ses partenaires européens un pacte qui allie la croissance à la restauration des comptes publics. « En ce jour, bien des peuples et d’abord en Europe nous attendent et nous regardent. Pour surmonter la crise qui la frappe, l’Europe a besoin de projets, elle a besoin de solidarité, elle a besoin de croissance. »
La sobriété a été voulue par le président français, en contraste avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, accusé d’avoir exercé de façon ostentatoire le pouvoir et tenu un discours de division des Français. En vertu d’un protocole minutieux, c’est Nicolas Sarkozy qui avait accueilli François Hollande au palais de l’Élysée. Après une poignée de main, les deux hommes se sont isolés pour la passation des pouvoirs au cours de laquelle le sortant a remis à l’élu les codes pour les armes nucléaires. Parallèlement, la journaliste Valérie Trierweiler, compagne du nouveau président, s’entretenait avec Carla Bruni-Sarkozy.
Puis, sous les applaudissements du personnel de l’Élysée et cinq ans après y être entré triomphalement, Nicolas Sarkozy a foulé le tapis rouge en sens inverse, main dans la main avec son épouse, avant de quitter l’Élysée en voiture en faisant le signe de l’au revoir. Entre-temps, les réactions à l’investiture se multipliaient, les anciens Premiers ministres socialistes Pierre Mauroy et Édith Cresson saluant sa « sobriété et sa simplicité » ; le maire de Paris Bertrand Delanoë évoquant « beaucoup de sens », et la patronne des patronnes, Laurence Parisot, applaudissant une cérémonie « pleine d’unité » et relevant avec satisfaction que M. Hollande avait parlé « de la compétitivité » et dit sa « confiance » dans le dialogue social.

Ferry, Curie, Paris...
Marseillaise, honneurs militaires et coups de canon. Une fois investi, le nouveau chef de l’État a ensuite remonté en voiture découverte l’avenue des Champs-Élysées jusqu’à l’Arc de Triomphe pour raviver la flamme du tombeau du Soldat inconnu. Pour marquer ses priorités, l’éducation et l’intégration, François Hollande a rendu hommage tout d’abord à Jules Ferry, père de l’école laïque, gratuite et obligatoire à la fin du XIXe siècle, et Marie Curie, née en Pologne et devenue double prix Nobel français de physique et de chimie. Le choix de Jules Ferry a fait grincer des dents, en Afrique notamment, en raison de sa défense de la politique coloniale française. Mais M. Hollande s’est démarqué de cette « faute morale et politique ».
Enfin, pour fêter l’événement avec ses amis et la foule de Parisiens conviés par leur maire socialiste Bertrand Delanoë, c’est à l’Hôtel de Ville de la capitale, devant lequel l’attendaient des milliers de personnes, qu’il a achevé les cérémonies d’entrée dans ses fonctions. Le dernier bain de foule de la journée pour le président socialiste qui, à chacune des étapes de cette journée, a pris le temps d’aller serrer des mains et saluer les Français. Devant les élus parisiens, le président s’est engagé à « créer les conditions nécessaires à l’émergence d’une métropole parisienne, capable d’affronter à l’échelle pertinente tous les défis qui se présentent à elle. La France et Paris doivent encore avancer ensemble dans la conscience d’un destin partagé. Il nous revient d’engager – et j’y veillerai sûrement – une relation fondée sur le respect réciproque ».
(Source : agences)
« À compter de ce jour, vous incarnez la France. » C’est par ces mots prononcés par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré que François Hollande, élu le 6 mai, est devenu hier matin, à 57 ans, le septième président de la Ve République. Premier socialiste à s’installer à l’Élysée depuis 17 ans, François Hollande a immédiatement adressé un « message de confiance » aux Français. « La première condition de la confiance retrouvée, c’est l’unité de la nation », mais « la confiance c’est aussi l’exemplarité », a-t-il déclaré avant de décliner la façon dont il concevait son mandat de chef de l’État. « Je fixerai les priorités mais je ne déciderai pas pour tous, pour tout et partout (...) Le pouvoir d’État sera exercé avec dignité mais simplicité, avec une...
commentaires (2)

Malgré l' orage pour rencontrer Merkel en pleine crise, Hollande a bien nommé son Premier ministre, un style nouveau de gouverner marqué par la sobriété jamais vue en France . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

09 h 20, le 16 mai 2012

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Commentaires (2)

  • Malgré l' orage pour rencontrer Merkel en pleine crise, Hollande a bien nommé son Premier ministre, un style nouveau de gouverner marqué par la sobriété jamais vue en France . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    09 h 20, le 16 mai 2012

  • Jules Ferry était pour la colonisation,mais on peut dire qu'à l'époque son idée était d'instruire les peuples "en retard", on ne peut pas lui en vouloir, c'était une idée généralement admise. Maris Curie, immigrée polonaise à appris en France et a transmis du savoir, un sybole pour Hollande qui déclare vouloir garder les étudiants qui pourront se frayer une place en France après leurs études. Avec Merkel pour le moment c'est du "je t'aime , moi non plus".

    Jaber Kamel

    06 h 36, le 16 mai 2012

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