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Économie

Les scénarios envisagés...

Du plus noir au moins défavorable : les scénarios possibles pour la Grèce et la zone euro.

– Abandon de l’euro : longtemps tabou, ce scénario est revenu en force après les législatives grecques qui n’ont pas permis de dégager une majorité, mais ont mis en évidence l’importance des partis opposés à l’austérité. Athènes lutte depuis pour former un gouvernement, en vain. La présidence grecque a confirmé hier la tenue prochaine de nouvelles élections, faute d’accord possible entre les partis politiques. Le risque est que les opposants à la rigueur, notamment la gauche radicale, deviennent majoritaires à l’occasion de ce nouveau scrutin et refusent de mettre en place les réformes exigées en échange des plans d’aide. Ce qui signerait la sortie de la Grèce de l’euro. Pour les Grecs, le prix à payer pourrait être considérable : ils se retrouveraient avec une monnaie dévaluée et une poussée de l’inflation. À terme, cela signifie plus de chômage et le risque d’être entraîné dans une récession encore plus sévère, même si une dévaluation pourrait redynamiser les exportations du pays.

– Non-application du plan d’austérité, mais maintien dans la zone euro : un gouvernement anti-austérité pourrait se former en Grèce, tout en décidant de rester dans la zone euro, comme le souhaitent les deux tiers de la population. Cela risquerait d’aboutir très vite à une impasse : les créanciers d’Athènes (UE et FMI) couperaient le robinet des prêts, entraînant rapidement un défaut de paiement grec. Cela mettrait les banques grecques et européennes en grande difficulté, avec un risque de propagation aux autres pays fragiles de la zone comme l’Espagne, et à terme, d’implosion de la zone euro elle-même.

– Assouplissement du plan de rigueur : l’idée est fermement écartée au sein de la zone euro, les responsables politiques craignant d’ouvrir une boîte de Pandore. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a répété qu’il n’en était pas question. Cette option serait difficile à accepter au niveau de l’opinion publique européenne. Le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, n’exclut pas toutefois « une prolongation des délais ». « Il s’agirait tout au plus d’une période supplémentaire accordée aux Grecs pour respecter le programme tel qu’il a été négocié en mars », a indiqué une autre source européenne.

– Mise en œuvre des réformes et maintien dans la zone euro : dans ce scénario idéal, Athènes mettrait en œuvre les mesures d’austérité exigées par ses créanciers et au fil des ans, et le gouvernement grec réussirait à stabiliser l’économie du pays.
Du plus noir au moins défavorable : les scénarios possibles pour la Grèce et la zone euro.– Abandon de l’euro : longtemps tabou, ce scénario est revenu en force après les législatives grecques qui n’ont pas permis de dégager une majorité, mais ont mis en évidence l’importance des partis opposés à l’austérité. Athènes lutte depuis pour former un gouvernement, en vain. La présidence grecque a confirmé hier la tenue prochaine de nouvelles élections, faute d’accord possible entre les partis politiques. Le risque est que les opposants à la rigueur, notamment la gauche radicale, deviennent majoritaires à l’occasion de ce nouveau scrutin et refusent de mettre en place les réformes exigées en échange des plans d’aide. Ce qui signerait la sortie de la Grèce de l’euro. Pour les Grecs, le prix à payer...
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