Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - France

Hollande, son style et la force des symboles...

Réunion hier à Paris des équipes diplomatiques du président élu et d’Obama.

À Tulle en Corrèze, où il a présenté hier sa démission de président du Conseil régional, le président français élu François Hollande en a profité pour rencontrer ses anciens administrés. « Je n’ai pas voulu changer mon rythme de vie, ma relation avec les Français », a-t-il affirmé. Regis Duvignau/Reuters

En quelques jours de transition, François Hollande, élu dimanche dernier président français, a réussi à imposer un nouveau style et à prendre place au centre de la politique européenne, mais sous une pression très forte de la chancelière allemande Angela Merkel.
Il se promène dans les rues de Paris, bavarde tout sourire avec les passants, visite une exposition, participe à des commémorations : à peine élu, François Hollande affiche sa volonté de ne rien changer à son comportement d’homme « normal ». Le socialiste veut avant tout réussir son début de mandat. « La force des symboles compte dans cette période où je ne peux pas agir mais où je suis élu par les Français. (...) Je n’ai pas voulu changer mon rythme de vie, ma relation avec les Français », a affirmé M. Hollande. Hier, il est ainsi revenu sur sa terre d’élection en Corrèze pour y présenter sa démission de président du Conseil régional, une nouvelle occasion de bain de foule. Il a estimé que son départ représentait à la fois « un arrachement » et « une élévation », considérant « qu’une page se tourne, mais (que) c’est le même livre ».

Berlin !
Sauf que le président élu, avant même sa prise de fonctions mardi, se retrouve confronté aux réalités européennes, de la crise grecque à la détérioration des prévisions de déficit, avec toutefois une priorité, la croissance, au risque d’un bras de fer avec Berlin. Il compte sur un changement d’état d’esprit en Europe, où son élection a été perçue comme un espoir dans les pays aux prises avec l’austérité, et particulièrement en Grèce en proie au chaos politique. Cependant, le plus dur commence : convaincre l’Allemagne d’ajouter un volet croissance au pacte budgétaire européen, dont elle refuse toute renégociation. Sitôt investi, François Hollande s’envolera pour Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel.
Pour préparer cette rencontre et le sommet européen du 23 mai, le président élu a multiplié les contacts diplomatiques depuis lundi. Il a notamment reçu Herman Van Rompuy, président permanent du Conseil européen, et le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, fin connaisseur de l’Allemagne. Il a aussi consulté tous azimuts, notamment le chef du gouvernement italien Mario Monti, favorable à la fois à la rigueur et aux réformes structurelles version Merkel et aux investissements façon Hollande. François Hollande rencontrera aussi Barack Obama à la Maison-Blanche avant le sommet du G8 des 18 et 19 mai. Un déjeuner de travail réunissant des membres du ministère français des Affaires étrangères et des diplomates américains s’est tenu hier à Paris pour préparer la visite de M. Hollande. Auparavant, il se rendra pour la dernière fois lundi au Conseil national du Parti socialiste.

Les doux signaux du Medef
En France même, la présidente du Medef, principale organisation patronale, a multiplié les signaux conciliants à son adresse. Laurence Parisot a ainsi déclaré hier que M. Hollande avait raison de mettre le sujet de la croissance sur la table. « Nous voulons travailler pour faire en sorte que le plus vite possible notre pays retrouve le chemin d’une croissance économique soutenue », a-t-elle dit. « Nous avons une certaine impatience à rencontrer le gouvernement ou le président », a-t-elle ajouté. De son côté, le ministre sortant des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré n’éprouver « ni une admiration particulière ni une insatisfaction prématurée », alors qu’il était interrogé sur les premiers pas de M. Hollande en tant que président élu. M. Juppé a également évoqué le dernier sondage BVA, publié hier, selon lequel un Français sur deux estime que Nicolas Sarkozy a été un « bon président ».
Enfin, sur un plan personnel, M. Hollande dispose de biens immobiliers d’une valeur de 1,17 million d’euros et ne possède aucune valeur boursière ni collection diverse, selon sa « déclaration » de patrimoine parue hier au Journal officiel. Le montant de ce patrimoine est inférieur au seuil de l’impôt sur la fortune, qui s’applique à partir de 1,3 million d’euros. Durant la campagne, M. Hollande avait promis que la transparence serait « totale » concernant son patrimoine et son état de santé.
(Source : agences)
En quelques jours de transition, François Hollande, élu dimanche dernier président français, a réussi à imposer un nouveau style et à prendre place au centre de la politique européenne, mais sous une pression très forte de la chancelière allemande Angela Merkel.Il se promène dans les rues de Paris, bavarde tout sourire avec les passants, visite une exposition, participe à des commémorations : à peine élu, François Hollande affiche sa volonté de ne rien changer à son comportement d’homme « normal ». Le socialiste veut avant tout réussir son début de mandat. « La force des symboles compte dans cette période où je ne peux pas agir mais où je suis élu par les Français. (...) Je n’ai pas voulu changer mon rythme de vie, ma relation avec les Français », a affirmé M. Hollande. Hier, il est ainsi revenu...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut