Poursuivant sur sa lancée entamée avec le discours de samedi, le général Michel Aoun a une nouvelle fois critiqué hier le chef du PSP Walid Joumblatt et le président de la République Michel Sleiman. À l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, le chef du CPL a fait assumer la responsabilité du fait que des enseignants des écoles publiques n’ont plus touché leurs salaires depuis 8 mois au président Sleiman qui refuse de signer le décret ouvrant des crédits au gouvernement en dehors du budget. M. Aoun est revenu sur l’affaire des 11 milliards de dollars dépensés entre 2006 et 2009 par les gouvernements Siniora en dehors du budget, ajoutant que le chef de l’État veut contraindre ses partenaires à violer la Constitution pour régulariser la situation de l’ancien Premier ministre Fouad Siniora. En même temps, selon Michel Aoun, le président Sleiman affirme ne pas vouloir violer la Constitution, alors que nul n’ignore qu’il a été élu contrairement aux dispositions de la Constitution (qui oblige un fonctionnaire public à démissionner de son poste six mois avant l’échéance électorale). M. Aoun a encore affirmé que le président Sleiman provoque une situation financière négative, car il est responsable de la cessation de paiement. Il a encore ajouté : « Que Sleiman continue à agir de la sorte. Il ne parviendra pas à nous pousser à violer la Constitution. Mais il faut que l’opinion publique sache qui est responsable de cette situation. »
Le chef du CPL a ensuite tourné ses piques vers le chef du PSP Walid Joumblatt en affirmant qu’il ne l’avait pas nommé dans son discours de samedi. Mais, selon lui, c’est lui qui s’est reconnu. Aoun a précisé que, de toute façon, il n’est pas en train d’aller au-delà de la vérité, alors que Joumblatt ne sait plus à qui faire appel pour l’invectiver, sachant qu’il ne peut pas répondre aux faits qu’il évoque.
Aoun s’est encore demandé pourquoi Joumblatt l’attaque violemment à cause de la proportionnelle, alors que le chef de l’État est le premier à l’appuyer ainsi que tous les autres membres de la classe politique. M. Aoun a proposé un débat avec M. Joumblatt tout en appelant à l’ouverture du dossier de la Caisse des déplacés. Le chef du CPL a conseillé à M. Joumblatt de garder le silence, car, selon lui, lorsqu’il dit « j’ai volé et j’ai menti », il doit prévoir que lui ou d’autres vont réclamer son jugement et la levée de son immunité parlementaire. S’adressant directement à lui, Aoun a lancé : « Ne vous avisez plus de nous attaquer, car nous avons trop enduré de votre part. »
Interrogé sur l’éventuelle démission de ses ministres si le président Sleiman ne signe pas le décret sur les crédits, M. Aoun a répondu qu’il fait assumer l’entière responsabilité de cette situation au président Sleiman, lui demandant de donner le nom des conseillers qui lui ont dit qu’il s’agit d’une action illégale, ajoutant qu’il y a aussi de nombreux conseillers juridiques qui peuvent donner leur opinion sur le sujet et qui est contraire à celle avancée par le chef de l’État. M. Aoun a encore estimé que tenter de trouver une nouvelle formule en Conseil des ministres aujourd’hui pour les 8 900 milliards de LL est une perte de temps, car le but recherché est de nous contraindre à faire des dépenses illégalement et à lier le sort de ces dépenses à celui des 11 milliards de dollars de l’ère Siniora.
M. Aoun a encore ironisé sur la demande par le 14 Mars de la formation d’un gouvernement neutre, lançant avec dérision : « Il doit aussi être présidé par Siniora? » Il a ajouté que tous ceux qui veulent couvrir les vols en sont complices, précisant encore qu’un gouvernement neutre ne signifie pas qu’il doit couvrir les vols. Il a encore martelé qu’il ne peut en aucun cas « protéger les voleurs et advienne que pourra... ».


Le titre que s'est octroyé le "caporal du Bossfaïr soi-même", tant dans son intimité qu’en public et sous lequel par temps chaud il ahane, est assurément abusif. Mais comment s'en étonner d'une "personne" qui, comme le dit excellemment "L-Murr" ; lui qui s'y connaît tant en auto-émerveillement ; "a un faible pour ses propres témérités et un si fort émerveillement d'être lui-même." ! A l'instar d'un "Béssîîl" aujourd'hui, "Maraoun" suscite autant de sarcasmes que d'engouements. Zahra… Antoine !, le traite même de "turlupin", mais c'est sans doute parce que cet ingérable tant le turlupine. "Mini-gargantua Franc" voit en lui un simple "bigaradier", mais c'est peut-être parce qu'il est agacé d'avoir à un tel point subi "son charme? Brutal ! Car du "Brutal", il en a à revendre ! Mêlé d'arrogance et d'un fabuleux égotisme. Et ravageur, en Sus, puisque non seulement "L-Murr père et fils" ; pas faciles assurément à embobeliner ; mais aussi Skééf, Fréém, Sahnââwi et même L-Râëé ; qui lui, n'était pourtant pas de sa paroisse au départ ; avaient accepté de tolérer ses "travers" voire ses "R i d i c u l e s", et de faire avec lui de cet orange? et Etrange "courant !" un des rares phénomènes qui, en ces temps difficiles pour cette montagne Campagnardisée, sauverait un tant soit peu "ce Maronitisme Coinique National-Social". Mais bon, comme aurait dit à peu près Primordial Sfeir, cessons un peu de tirer sur "l’ambulance" !
05 h 29, le 09 mai 2012