Serbie
Tadic et le nationaliste Nikolic au 2e tour de la présidentielle
Le proeuropéen Boris Tadic et le nationaliste populiste Tomislav Nikolic s’affronteront au second tour de la présidentielle le 20 mai, alors que le parti de ce dernier arrive en tête des législatives serbes de dimanche sans obtenir la majorité absolue. Le président sortant Boris Tadic a obtenu 26,8 % de voix et son opposant 25,6 %, selon des estimations à l’issue des élections générales tenues dimanche présentées par CESID, un organisme indépendant qui surveille
le scrutin.
En revanche, aux élections législatives, le Parti serbe du progrès (SNS) de M. Nikolic et ses alliés ont obtenu 24,7 % de voix devant la coalition formée autour du Parti démocratique (DS) de M. Tadic 23,2 %, selon la même source. En troisième position avec 16,6 % de voix, arrive le Parti socialiste (SPS) de l’actuel ministre de l’Intérieur, Ivica Dacic, membre de la coalition gouvernementale sortante. Tout comme lors des précédentes élections de 2008, M. Dacic, qui, en quatre ans, a doublé le score de son parti, jouera le rôle de faiseur de rois.
Colombie
L’espoir d’un retour du journaliste Langlois entretenu par les FARC
L’espoir d’un retour prochain de Roméo Langlois, le journaliste français disparu depuis le 28 avril dans le sud de la Colombie, est né dimanche après la diffusion d’une vidéo d’un guérillero des FARC qui évoque un dénouement « rapide ».
Filmé en pleine forêt devant une dizaine de compagnons, le rebelle, un jeune homme vêtu d’un uniforme et portant un fusil en bandoulière, a confirmé le message du « Front 15 » des FARC, l’unité ayant revendiqué la capture de M. Langlois, qualifié de « prisonnier de guerre ». Les informations parues à la suite de sa disparition ont fini par convaincre les FARC que ce dernier était bien « un journaliste », a admis le guérillero, qui s’est identifié comme un membre du « Front 15 ». « Avec cette information, nous espérons pouvoir résoudre rapidement cette impasse », a-t-il souligné. Correspondant de la chaîne France 24, M. Langlois, 35 ans, a disparu lors de l’attaque d’une brigade qu’il accompagnait durant un reportage dans le département de Caqueta, fief de la rébellion marxiste abritant d’importants dépôts de drogue.
Égypte
L’armée autorisée à continuer de juger des civils
Le Parlement égyptien a adopté une loi interdisant aux autorités civiles, qui seront élues à la fin du mois, de faire juger des civils par des tribunaux militaires, mais l’article 48 autorisant l’armée à faire juger des civils par ces tribunaux reste inchangé. Un groupe de pression, « Non aux procès militaires », créé après le renversement de Hosni Moubarak en février 2011, souligne que l’armée a eu recours depuis lors à au moins 12 000 procès de civils, la plupart de manifestants arrêtés pendant les soulèvements populaires. Ces procès organisés à huis clos et considérés comme peu équitables aux yeux des défenseurs des droits de l’homme font figure de survivance de l’ère Moubarak.
Une délégation du Parlement reçue par le Conseil militaire
Une délégation du Parlement égyptien s’est entretenue dimanche avec le Conseil militaire au pouvoir pour tenter de mettre fin à la crise sur le gouvernement, qui a provoqué la suspension des séances de l’Assemblée du peuple, ont indiqué des sources militaire et parlementaire. La réunion devait être consacrée à l’examen des moyens de sortir de la crise sur le gouvernement, à la question de la commission constituante et aux violences qui ont fait deux morts et des centaines de blessés près du ministère de la Défense au Caire, selon les sources parlementaire et militaire, mais aucun détail n’a filtré sur les entretiens pour l’instant. Dimanche dernier, l’Assemblée du peuple, dominée par les Frères musulmans, avait décidé de suspendre ses séances pendant une semaine pour protester contre le refus du Conseil militaire de limoger le gouvernement.
Les militaires procèdent à des détentions massives après les violences au Caire
L’armée égyptienne a procédé samedi à des détentions massives et organisé des obsèques solennelles pour un soldat tué, après les affrontements entre manifestants hostiles à l’armée et militaires qui pèsent sur le climat de la présidentielle prévue à la fin du mois. Le parquet militaire a annoncé samedi après-midi que 300 personnes avaient été placées en détention pour 15 jours « dans l’attente des résultats de l’enquête » sur les affrontements qui ont secoué le quartier d’Abbassiya, faisant deux morts et plus de 300 blessés. De source militaire, neuf journalistes figurent parmi ces détenus. En revanche, « toutes les femmes » arrêtées vendredi – entre 14 et 17, selon des manifestants – vont être remises en liberté. L’armée au pouvoir en Égypte a également décrété hier un nouveau couvre-feu dans ce quartier pour la quatrième nuit consécutive, a rapporté l’agence officielle MENA, et qui est imposé de 23h00 à 06h00 heure locale.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef