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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Française

Sarkozy appelle à un sursaut de la « majorité silencieuse »

Bayrou sévèrement jugé à droite pour son soutien à Hollande.

Au dernier jour de la campagne pour la présidentielle française, le socialiste François Hollande tenait hier solidement sa position de favori face au sortant Nicolas Sarkozy, qui dit toutefois conserver un espoir d’éviter une défaite annoncée et a appelé à un sursaut. « Vous verrez une grande surprise » demain, a assuré hier sur la radio Europe 1 le président sortant, conforté par l’effritement de l’écart qui le sépare de François Hollande dans les derniers sondages.
Lors d’un dernier déplacement aux Sables-d’Olonne, il a de nouveau tenu un discours musclé contre la gauche et appelé à un sursaut de la « majorité silencieuse », des abstentionnistes et des électeurs de l’extrême droite. « Je voudrais vous persuader d’une chose, chaque voix va compter : (demain), vous n’imaginez pas à quel point les choses vont se jouer sur le fil du rasoir », a insisté le président conservateur, après avoir longuement dénoncé « les injures, la calomnie » et « les torrents d’outrance » déversés, selon lui, à son encontre pendant la campagne. Le candidat de la droite parie donc sur une très forte mobilisation des électeurs. Il a de nouveau dramatisé l’enjeu du scrutin, soulignant hier qu’en cas de victoire socialiste, la France risquait de connaître la situation économique de l’Espagne.

Bayrou « incohérent »
Nicolas Sarkozy a aussi accusé le centriste François Bayrou de manquer de « cohérence », après l’annonce jeudi soir de son vote pour François Hollande. La décision de M. Bayrou, déçu par ses 9 % du premier tour, a provoqué un choc au sein de la droite française, à laquelle il a longtemps été associé. François Bayrou a justifié son choix en faveur du socialiste, dont il critique d’ailleurs toujours le programme économique, par la « course poursuite à l’extrême droite » engagée par M. Sarkozy. La campagne du président-candidat a en effet été dominée par les thèmes de l’immigration, de la sécurité, des frontières, dans l’espoir de gagner les voix qui s’étaient portées sur la candidate du Front national Marine Le Pen (17,9 %).
Ce choix « est incompréhensible », a jugé pour sa part le Premier ministre François Fillon. « Je connais bien François Bayrou, j’ai d’ailleurs continué à conserver de très bonnes relations avec lui pendant toutes ces années, jusqu’à ces derniers jours », a-t-il déclaré sur France Inter. Pour Jean-François Copé, chef du parti présidentiel UMP, la position du leader centriste est « l’avis d’un homme seul », motivé par « le dépit personnel ».
Le candidat socialiste a vu au contraire une logique dans la décision de François Bayrou, qui n’a cessé « de dénoncer un quinquennat qui était celui de l’outrance et de la division », tout en prévenant qu’il n’y aurait pas d’alliance avec lui. « Je représente (...) déjà plus que la gauche. Je représente tous les républicains, les humanistes, ceux qui sont attachés à des valeurs et des principes », a ainsi déclaré François Hollande lors d’une visite dans le département industriel de Moselle où le Front national a fait des scores importants. « Et je veux aussi dire à ceux qui ne voteront pas pour moi qu’ils sont les bienvenus pour le redressement de notre pays », a poursuivi M. Hollande. « Nous n’aurons pas besoin de rejeter ceux qui n’auront pas fait le même choix que nous. Nous aurons besoin de cette réconciliation, de ce redressement, de ce rassemblement », a insisté le candidat socialiste devant plusieurs centaines de personnes dont de nombreux jeunes d’origine maghrébine. Il a également appelé les électeurs à ne pas lui donner une victoire « étriquée » et a souligné que s’il était élu, il n’aurait « pas de délai de grâce ». « Les problèmes du pays ne vont pas disparaître avec le départ éventuel de Nicolas Sarkozy, il ne va pas emmener avec lui la dette publique, le chômage, les urgences sociales, je vois bien ce qui m’est demandé », a-t-il ajouté. La campagne officielle pour le second tour s’achevait hier à 22h00 GMT. Après cette heure, les déclarations politiques et les sondages seront interdits jusqu’à demain soir 18h00 GMT, fin du vote.
François Hollande, 57 ans, outsider total il y a un an, a essayé au fur et à mesure des sondages favorables de se glisser dans les habits du président de la cinquième puissance mondiale. Hier matin, il a confié qu’il ressentait « une appréhension » à l’idée de pouvoir être élu.
S’il est élu, les nombreux rendez-vous internationaux en début de mandat seront déterminants pour cet ancien chef du Parti socialiste, dépourvu de toute expérience ministérielle : le prochain président français devra enchaîner les sommets internationaux, G8, OTAN, Union européenne.

(Source : agences)
Au dernier jour de la campagne pour la présidentielle française, le socialiste François Hollande tenait hier solidement sa position de favori face au sortant Nicolas Sarkozy, qui dit toutefois conserver un espoir d’éviter une défaite annoncée et a appelé à un sursaut. « Vous verrez une grande surprise » demain, a assuré hier sur la radio Europe 1 le président sortant, conforté par l’effritement de l’écart qui le sépare de François Hollande dans les derniers sondages. Lors d’un dernier déplacement aux Sables-d’Olonne, il a de nouveau tenu un discours musclé contre la gauche et appelé à un sursaut de la « majorité silencieuse », des abstentionnistes et des électeurs de l’extrême droite. « Je voudrais vous persuader d’une chose, chaque voix va compter : (demain), vous n’imaginez pas à quel...
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