Q : Boris Diaw, comment avez-vous vécu votre passage de Charlotte à San Antonio ?
B.D. : Les choses se sont faites petit à petit. Le fait d’être balancé comme ça en milieu de saison dans une nouvelle équipe, ce n’est pas toujours facile. Il a fallu apprendre les systèmes, à jouer avec ses nouveaux coéquipiers, et qu’eux apprennent à jouer avec moi aussi. Mais c’est un processus qui s’est fait assez naturellement. De match en match, ça se passe de mieux en mieux. Le challenge ici est différent. À Charlotte, on se battait pour décrocher quelques victoires et à San Antonio, c’est vraiment pour avoir le moins de défaites possibles. L’équipe est assez forte pour aspirer à cela.
Avez-vous été surpris de débuter face à Utah pour le premier match des play-offs (victoire 91-106) ?
Depuis que je suis arrivé, le cinq majeur a pas mal bougé donc je ne savais pas trop. Mais j’étais agréablement surpris d’être aligné pour ce match-là. Mais les choses peuvent changer. Popovich est un coach qui s’adapte beaucoup à l’équipe adverse. Par exemple, face aux Los Angeles Lakers, c’est Tiago Splitter qui avait commencé pour contenir les deux très grands joueurs qui jouent à l’intérieur (Andrew Bynum et Pau Gasol, ndlr). Tout dépend du match up. Donc je ne m’installe pas vraiment dans ce rôle. De toute façon, ça n’est pas le plus important. Le plus important, c’est de jouer.
À l’Ouest, qui peut empêcher San Antonio d’atteindre la finale de conférence ?
Je dirais Oklahoma City parce que c’est l’équipe qui a fini deuxième de la saison régulière, c’est sûrement l’équipe la plus aboutie. Mais il faut faire attention à l’équipe des Lakers qui a aussi beaucoup d’expérience et qui sait comment aller loin dans les play-offs. De toute façon, ces play-offs vont être très difficiles à l’Ouest.

