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Moyen Orient et Monde - Mali

Regain de tension à Bamako

La situation restait tendue hier à Bamako où l’ex-junte militaire, qui avait accepté de rendre le pouvoir aux civils après son coup d’État du 22 mars, a fait évacuer la télévision nationale, cible lundi d’une attaque des forces loyales au président déchu Amadou Toumani Touré. Peu avant, un engin blindé léger de l’ex-junte avait tiré une fois en l’air à proximité de la radio-télévision malienne, désormais totalement contrôlée par l’ex-junte qui a renforcé son dispositif militaire autour du bâtiment. La situation a provoqué la panique dans le quartier, où la plupart des banques ont fermé et une partie de la cité administrative, siège de plusieurs ministères, a été évacuée spontanément par ses occupants. Une source proche de l’ex-junte a fait état de 29 arrestations en marge des combats : des civils, des militaires, mais également des « étrangers » dont la nationalité n’a pas été communiquée.
Hier en fin de matinée, une délégation de l’ex-junte est arrivée à Ouagadougou pour rencontrer le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest dans la crise. Le capitaine Sanogo (chef de l’ex-junte) a assuré que les attaques de lundi ne remettaient pas en cause l’accord-cadre sur le retour du pouvoir aux civils conclu le 6 avril avec la médiation burkinabée. De son côté, le Premier ministre de transition, Cheick Modibo Diarra, a évoqué la « persistance » de la « tentative de déstabiliser le pays ». « Restez calme, il n’y a pas lieu de paniquer », a-t-il ajouté à l’adresse de la population.
(Source : AFP)
La situation restait tendue hier à Bamako où l’ex-junte militaire, qui avait accepté de rendre le pouvoir aux civils après son coup d’État du 22 mars, a fait évacuer la télévision nationale, cible lundi d’une attaque des forces loyales au président déchu Amadou Toumani Touré. Peu avant, un engin blindé léger de l’ex-junte avait tiré une fois en l’air à proximité de la radio-télévision malienne, désormais totalement contrôlée par l’ex-junte qui a renforcé son dispositif militaire autour du bâtiment. La situation a provoqué la panique dans le quartier, où la plupart des banques ont fermé et une partie de la cité administrative, siège de plusieurs ministères, a été évacuée spontanément par ses occupants. Une source proche de l’ex-junte a fait état de 29 arrestations en marge des combats :...
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