Collision de deux trains à Amsterdam : un mort, près de 60 blessés
Une femme de 68 ans est morte et une soixantaine de personnes ont été blessées samedi, dont une vingtaine « grièvement », dans une collision frontale entre deux trains, « un train à grande vitesse et un autre local », dans la banlieue d’Amsterdam. « Il y a environ 60 blessés, dont entre 15 et 20 grièvement, mais je ne peux pas donner des chiffres plus précis pour le moment », a déclaré Ed Kraszewski, porte-parole de la police ferroviaire.
Russie
Une foule prie à Moscou contre le sacrilège d’une prière punk anti-Poutine
Des dizaines de milliers de fidèles ont répondu dimanche à l’appel du patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill et ont prié en plein air à Moscou pour « corriger » le sacrilège que représente à leurs yeux une « prière punk » anti-Poutine chantée dans une cathédrale en février.
Après la messe dominicale, Kirill est sorti de la cathédrale du Christ-Sauveur et s’est adressé à la foule (65 000 personnes selon la police) venue prier « pour la correction de ceux qui souillent les lieux sacrés et la réputation de l’Église », selon l’appel du patriarcat. « Nous sommes venus prier pour notre patrie, pour notre peuple et pour notre jeunesse, pour que Dieu nous mette à l’abri des tentations du diable », a déclaré Kirill devant les fidèles, dont un grand nombre venus de province à bord d’autocars affrétés pour l’occasion.
Conflit
L’armée sud-soudanaise dit avoir achevé son retrait de Heglig
L’armée sud-soudanaise a affirmé hier avoir achevé son retrait du champ pétrolier frontalier de Heglig. « La SPLA (l’armée sud-soudanaise) a achevé son retrait de Heglig hier (samedi) », a affirmé son porte-parole, Philip Aguer, dénonçant encore la version soudanaise du départ de la SPLA, affirmant même que l’aviation de Khartoum avait continué de « bombarder » la région vendredi soir et samedi matin.
Heglig est depuis fin mars au cœur d’affrontements Nord-Sud sans précédent depuis que le Soudan du Sud est devenu indépendant du Soudan en juillet 2011. Située à une soixantaine de km au nord de la capitale de l’État sud-soudanais d’Unité Bentiu, mais ancrée, affirme Khartoum, dans l’État soudanais du Kordofan-Sud, Heglig fait partie des nombreuses zones frontalières revendiquées à la fois par le Nord et le Sud. Hier, les Nations unies se sont inquiétées de voir que la totalité de la population civile de la ville de Heglig et des villages avoisinants « a fui » la zone, faisant des milliers de déplacés.
Quant à l’Union africaine (UA), elle a de nouveau appelé hier le Soudan et le Soudan du Sud à cesser les hostilités et reprendre les négociations.
Et pendant ce temps, à Khartoum, une foule de musulmans détruisait un centre religieux protestant dans un climat d’exaltation nationaliste né des rebondissements autour de Heglig. « La plupart d’entre eux étaient des extrémistes islamistes », a déclaré le pasteur Youssif Matar Kodi, précisant que « ce sont les seules personnes à faire de telles choses ».
Gambie
Jammeh de plus en plus en guerre contre l’homosexualité
Le président gambien Yahya Jammeh a averti les diplomates occidentaux que son pays ne saurait être « acheté » avec de l’aide humanitaire pour accepter l’homosexualité, dans une déclaration au Parlement samedi soir. « Si vous voulez nous donner de l’aide pour que nous mariions les hommes avec les hommes et les femmes avec les femmes, abandonnez. Nous n’avons pas besoin de votre aide car aussi longtemps que je serai président de la Gambie, vous ne verrez jamais cela arriver dans ce pays », a-t-il assuré. Ces déclarations interviennent deux semaines après l’inculpation de 19 hommes, parmi lesquels des Gambiens, des Sénégalais et des Nigérians, pour « pratiques indécentes » après avoir été soupçonnés d’homosexualité.
L’ouverture du Parlement s’est déroulée en présence des ambassadeurs de Grande-Bretagne et des États-Unis qui ont tous deux lié l’aide à la Gambie au respect des droits des homosexuels, soulevant la colère de plusieurs États africains qui considèrent l’homosexualité comme « non africaine ».
Coopération
L’Afghanistan et les États-Unis ont finalisé l’accord de partenariat
L’Afghanistan et les États-Unis ont finalisé le projet d’un accord de partenariat stratégique destiné à déterminer les relations entre Kaboul et Washington après 2014, a annoncé un communiqué de la présidence hier.
« Le projet d’accord sur le partenariat à long terme entre l’Afghanistan et les États-Unis a été finalisé et paraphé dimanche à Kaboul par les responsables des deux délégations chargées des négociations à Kaboul, déclare ce communiqué. L’accord est maintenant prêt à être signé par les deux présidents. »
Aucun détail n’a été révélé sur le contenu du projet d’accord qui sera soumis à présent aux présidents afghan et américain ainsi qu’au Congrès américain et au Parlement afghan.
Premières manœuvres navales conjointes sino-russes
La Chine et la Russie ont entamé hier leurs premières manœuvres navales militaires conjointes près des côtes chinoises, ont indiqué les médias officiels, sur fond de tensions entre Pékin et ses voisins asiatiques en raison de revendications territoriales chinoises.
Ces manœuvres, qui vont durer six jours, se déroulent en mer Jaune, au large des côtes est de la Chine, a indiqué China News Service. Ces exercices sont les premiers réalisés conjointement par les marines des deux pays, a-t-elle précisé. Chine nouvelle, autre agence officielle, a ajouté que les exercices avaient lieu au large de la ville de Qingdao (province de Shandong).
Les manœuvres de cette semaine comprendront des exercices de défense aérienne, de tactiques anti-sous-marines, de recherches et de sauvetages, selon Chine nouvelle. Y prennent part seize navires et deux sous-marins côté chinois et quatre vaisseaux de guerre côté russe.
Corée du Nord
Kim Jong-un est resté 9 ans en Suisse
Le leader nord-coréen Kim Jong-un est resté plus de neuf ans en Suisse, de fin 1991 à début 2001, plus longtemps que ce qui avait été avancé, selon des informations obtenues par le journal suisse Le Matin.
Jusqu’à présent, les médias suisses, qui tentent d’éclaircir la mystérieuse jeunesse de Kim Jong-un en Suisse, avaient parlé d’une arrivée en 1993 dans la Confédération. Désormais, « des documents officiels (...) montrent que Kim Jong-un était venu habiter dans notre pays en novembre 1991 déjà. Vers l’âge de neuf ans », indique Le Matin. Le journal explique avoir eu accès à un document enregistré aux Archives fédérales dans un classeur du service de police du ministère public de la Confédération. Ce document est en fait un formulaire servant à obtenir une accréditation diplomatique délivrée à un certain Nam Chol-pak, fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères de Corée du Nord.
Selon Le Matin, citant le formulaire, Nam Chol-pak est entré en Suisse le 25 novembre 1991, comme fonctionnaire auprès de la mission de Corée du Nord auprès de l’ONU à Genève. Il est ensuite muté à l’ambassade de Corée du Nord en Suisse, située à Muri, dans la banlieue de Berne. Le fonctionnaire nord-coréen était accompagné par son épouse et trois enfants, deux garçons et une fille. Selon Le Matin, les deux garçons, Chol-pak (né le 25.09.1982) et Hun-pak (né le 05.07.1984), sont les deux plus jeunes fils de Kim Jong-il, qui a dirigé la Corée du Nord depuis 1994 jusqu’à son décès en décembre 2011.
Depuis, Kim Jong-un, alias Hun-pak en Suisse, a repris les rênes du pays.
La présence en Suisse de Kim Jong-un durant sa jeunesse reste un mystère. Les écoles qu’il aurait fréquentées refusent de parler de sa scolarité. Selon les médias suisses et étrangers, le jeune Nord-Coréen aurait fait ses études primaires et secondaires dans deux écoles de la Confédération : une école privée, l’École internationale de Gümlingen (ISB), puis une école publique, à Liebefeld, près de Berne.


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