Cette séance sur le circuit de Sakhir s’est terminée avant le début d’une manifestation de l’opposition, prévue en milieu d’après-midi à Manama, mais les membres de l’écurie indienne n’ont pas quitté le circuit en début d’après-midi.
« Nous avons décidé de modifier notre programme (de travail) pendant le reste du week-end afin de nous assurer les meilleures performances possibles pendant la 3e séance d’essais libres (samedi matin), les qualifications (samedi après-midi) et la course (dimanche) », a indiqué Force India dans un communiqué.
Pendant la 2e séance, plusieurs mécanos se sont affairés dans le stand, autour des monoplaces démontées, et il n’était pas prévu qu’ils quittent le circuit « avant quelques heures », a indiqué à l’AFP le porte-parole de Force India.
Mercredi soir, peu après le coucher du soleil, une voiture transportant quatre techniciens de Force India s’était retrouvée bloquée dans un embouteillage provoqué par une manifestation d’opposants au régime face à des policiers. Un cocktail Molotov avait alors explosé devant la voiture, mais aucun des quatre occupants n’avait été blessé.
Jeudi, deux techniciens, dont un occupant de la voiture, sont rentrés chez eux pour raisons personnelles. Jeudi et vendredi, cet incident a été longuement discuté par le team principal adjoint de Force India, Robert Fernley, avec la société Formula One Management (FOM), détentrice des droits de la F1, et les organisateurs du Grand Prix.
Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1 et patron de la FOM, a proposé hier aux membres de l’équipe Force India de « rentrer avec eux à l’hôtel dans la même voiture (...), avec une escorte policière », a-t-il affirmé à l’AFP. L’écurie indienne n’a pas encore répondu à cette proposition.
Le Grand Prix, 4e manche du championnat du monde de F1, est toujours prévu dimanche, malgré les manifestations à répétition dans le royaume.
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