À l’approche d’une assemblée générale qui s’annonce houleuse la semaine prochaine, la banque britannique Barclays a annoncé jeudi des concessions sur la question épineuse des gratifications exceptionnelles.
Son patron, l’Américain Bob Diamond, a accepté de renoncer pour l’instant à la moitié de son bonus annuel de 2,7 millions de livres (3,3 millions d’euros), qu’il ne recevra que si l’entreprise atteint certains objectifs financiers. Une telle clause s’applique également au directeur financier.
Barclays a aussi signalé son intention de verser des dividendes plus substantiels à l’avenir, se disant « entièrement engagée à ce qu’une plus grande proportion des revenus et des bénéfices soit transférée aux actionnaires ».
Ces concessions ne sont cependant pas spontanées, d’influents investisseurs comme l’Association des assureurs britanniques (ABI) ou Standard Life Investments ayant auparavant manifesté leur colère contre les rémunérations astronomiques de Bob Diamond, qui symbolise dans l’opinion britannique les dérives de la finance.
L’assemblée générale du 27 avril promet ainsi d’être agitée, avec des questions embarrassantes voire des votes négatifs pour la direction de l’entreprise.
Standard Life, l’un des dix premiers actionnaires de Barclays, a salué les concessions obtenues jeudi. « Nous sommes satisfaits de voir que nos principales inquiétudes concernant les bonus versés aux dirigeants ont été prises en compte », a déclaré Guy Jubb, directeur de la gouvernance chez Standard Life.
Même si d’autres questions restent en suspens concernant Bob Diamond, notamment la « compensation fiscale » de près de 7 millions d’euros qui lui a été accordée après sa nomination à la tête de la banque en 2010. Barclays va sans doute s’épargner l’embarras causé aux dirigeants de sa concurrente américaine Citigroup.
Mardi, 55 % des actionnaires de l’ex-première banque américaine ont refusé de valider le plan de rémunération des dirigeants, lors d’une assemblée générale à Dallas (Sud) qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre.
Le conseil d’administration avait recommandé aux actionnaires de voter leur proposition d’une rémunération de 15 millions de dollars au total cette année pour le directeur général, Vikram Pandit.
Si le vote négatif des actionnaires n’est que purement indicatif, la direction a laissé entendre qu’elle allait en tenir compte.
« Le conseil d’administration de Citi prend au sérieux le vote des actionnaires et, au côté des hauts responsables du groupe, va tenir des consultations avec leurs représentants pour comprendre leurs préoccupations », a assuré la banque.
« Le comité de rémunération et du personnel du conseil d’administration va considérer avec attention leurs remarques », a-t-elle encore promis.
Quelle que soit la décision finale de la direction de Citigroup, un tournant a été pris dans le rapport de force entre dirigeants et actionnaires, qui font désormais entendre leur voix, estiment les observateurs.
« Cette question très émotionnelle (des salaires) semble être passée d’un tollé dans l’opinion publique à une pression de la part des actionnaires, et ce des deux côtés de l’Atlantique », observe Richard Hunter, analyste du courtier Hargreaves Lansdown.
Les banques commencent aussi à « reconnaître que la rémunération doit être plus directement liée à la rentabilité du groupe », souligne-t-il.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ah,les mégas bonus....immoral certes...et çà permet de focaliser l'attention sur des points de détail...pendant que le détournement,oh pardon les investissements externes,se font bien tranquillement sous les yeux aveugles des contestataires...ce n'est pas un détail qu'il faut changer,c'est le système tout entier.Le terrorisme financier se porte à merveille.D'autant plus à merveille qu'il n' a plus d'opposant légal ou étatique depuis belle lurette...vous vous souvenez tous comment a été mise en place la liberté de transfert des capitaux,je suppose...jamais le mot liberté n'a été utilisé à plus mauvais escient...le paradis sur terre pour toutes les mafias...celles de la drogue,du trafic d'armes,de chair humaine,de la délocalisation(version moderne de l'esclavage géographique)de l"optimisation fiscale"(fraude fiscale légale) etc...les actionnaires donnent peut-être de la voix,mais pas sur les bons sujets,en tous cas!
20 h 49, le 20 avril 2012