Le ministre libanais de l'Energie, Gebran Bassil.
Dans sa réponse finale, le ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, a entamé sa défense par une phrase satirique qui a due être rayée du procès-verbal de la séance. Interrompu plus d’une fois par Nabih Berry, il a quand même réussi à dire « qu’un détecteur de mensonges devait être installé à la tribune de la Chambre », à chaque débat de politique générale.
M. Bassil a répondu point par point aux attaques de ses accusateurs. Dans l’affaire du mazout rouge subventionné, il a commencé par rappeler que la Cour des comptes n’avait pas confirmé que la livraison de mazout subventionné devait s’arrêter trois jours avant la date d’échéance fixée pour la fin de la période de subvention, et qu’au demeurant, la seule compagnie dont le propriétaire lui est proche n’a obtenu que 0,1 % de la quantité de mazout livrée, contre 7 % à une compagnie qui lui est complètement étrangère ; sachant par ailleurs que 240 sociétés de distribution se sont approvisionnées en mazout subventionné. Ces chiffres écartent tout soupçon de prévarication de sa personne, selon M. Bassil.
En ce qui concerne les centrales flottantes, M. Bassil a précisé que la baisse de 9 % dont il est question est un pourcentage, et non un montant, et que le prix final du kilowatt que produiront ces centrales n’a pas encore été fixé. Le ministre de l’Énergie a assuré que le Liban a été contraint de soumettre le cahier des charges à la Banque mondiale, et a obtenu de cette institution qu’elle déclare le cahier des charges conforme aux critères en usage.
En ce qui concerne les accords avec les deux compagnies intervenant dans l’exploration, la production, le transport par canalisations, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés (Sonatrach et KPS), M. Bassil a affirmé que tout en parvenant à réduire de 23 millions de dollars les contrats passés avec ces compagnies, les conditions n’avaient pas été touchées. Ces contrats, a dit M. Bassil, ont été passés par M. Mikati sur la tombe de Rafic Hariri, tant il considère que ces accords sont « une victoire pour le Liban » et non une gloire personnelle.
M. Bassil a par ailleurs précisé que le Liban « a des démêlés » avec la société malaisienne qui exploite les centrales de Deir Amar et Zahrani.
Enfin, en ce qui concerne la concession de Zahlé, le ministre de l’Énergie s’est posé la question de savoir si l’État a le droit de laisser une société privée vendre l’électricité plus cher que le prix fixé par EDL.


On doit pas s'embêter dans les réunions de famille avec des boute-en-train comme çà...
06 h 55, le 20 avril 2012