À Baaqouba, un kamikaze a fait détoner sa veste d’explosifs dans la maison d’un lieutenant de police. Helmiy el-Azawi/Reuters
À Bagdad, 11 personnes ont été tuées et 62 ont été blessées. L’attaque la plus spectaculaire a visé, rue Haïfa, le convoi du ministre de la Santé, le Kurde Magid Hamad Amine, sorti indemne. Mais deux passants ont péri et neuf personnes ont été blessées, dont quatre gardes du corps du ministre, selon ces sources. Quatre voitures piégées ont explosé dans d’autres quartiers faisant neuf morts et 53 blessés. À Taji, à 25 km plus au nord, six personnes ont été tuées et 29 ont été blessées dans un attentat-suicide, deux voitures piégées et deux bombes. À Tarmiya, à 45 km au nord de Bagdad, un officier de l’armée a été tué dans une attaque-suicide à la voiture piégée. À Baiji, des roquettes antichars ont été tirées contre la raffinerie, blessant une personne. À Baaqouba, 60 km au nord-est de la capitale, un kamikaze a fait détoner sa veste d’explosifs dans la maison d’un lieutenant de police, le tuant et blessant quatre membres de sa famille, selon l’armée. Deux autres policiers ont péri dans une attaque-suicide à la voiture piégée contre leur poste et un troisième par une bombe magnétique attachée à sa voiture. Et à l’extérieur de la ville, deux policiers ont été abattus, selon la police. Dans la région de Kirkouk, à 240 km au nord de Bagdad, six bombes ont explosé devant les maisons des principaux chefs d’une tribu et des membres de la sécurité à Malha, tuant cinq personnes, dont un commandant de l’armée, et blessant six, selon la police. Dans la ville de Kirkouk, une voiture piégée a visé le convoi d’un général de police, tuant deux policiers et blessant 15. Une autre voiture piégée a explosé en face de la maison du chef de la commission des investissements, tuant deux policiers et en blessant trois. À Samarra, à 110 km au nord de Bagdad, trois membres des Sahwa, une milice anti-Qaëda, ont été tués, et trois civils ont été blessés par des voitures piégées, selon leur chef local. À Ramadi, à 100 km à l’ouest de Bagdad, une personne a été tuée et neuf ont été blessées, dont quatre policiers, dans deux attaques à la voiture piégée, selon la police. Et à Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad, trois personnes ont été blessées par une bombe dans un restaurant.
Ces attentats surviennent dans un climat politique tendu. Plusieurs formations politiques ont accusé le Premier ministre Nouri al-Maliki, en poste depuis 2006 et qui cumule par intérim les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur, de vouloir imposer une nouvelle dictature.
« Le commandant des forces armées (Maliki) a la responsabilité d’apporter une totale sécurité aux citoyens. Or, la poursuite des explosions sanglantes démontre la faiblesse des plans de sécurité », a d’ailleurs indiqué hier dans un communiqué Maysoun el-Damalouji, la porte-parole du bloc laïc Iraqiya, le deuxième groupe parlementaire.
(Source : agences)

