Le secrétariat général n’a pas publié de communiqué, à l’issue de la réunion. Le coordinateur général du 14 Mars, Farès Souhaid, a cependant pris la parole pour préciser que les participants avaient évoqué « la situation politique fragile avec le retour du spectre des attentats ». M. Souhaid a ainsi rappelé que le pays avait été le théâtre de trois agressions depuis le début du mois d’avril : les tentatives d’assassinat contre Samir Geagea et Moustapha Moustapha Geha, ainsi que l’assassinat du cameraman Ali Chaabane. L’ancien député de Jbeil a indiqué que, durant la réunion, M. Geha avait tenu au courant les membres du secrétariat général des détails de l’agression dont il a été victime.
« Le retour du spectre des assassinats au Liban prouve que le parti, la partie, le camp qui est conscient de la portée des changements énormes qui se produisent dans la région, tente de renverser la situation politique au Liban pour compenser sa perte à l’échelle régionale. Nous suivons très minutieusement ce qui se produit en Syrie. Le secrétariat général salue l’arrivée des Bérets bleus dans un signal clair prouvant que cette révolution est désormais entre les mains de l’ONU et de la communauté internationale. C’est l’internationalisation de la révolution syrienne. Ces événements prouvent que le compte à rebours pour le retour de la stabilité que nous souhaitons en Syrie, et qui ne peut survenir qu’avec la chute de ce régime face à cette révolution vaillante menée par le peuple syrien, a commencé », a poursuivi M. Souhaid.
Commentant par ailleurs le débat de politique générale en cours à la Chambre, Farès Souhaid a estimé qu’il s’en dégage « l’impression que c’est le 8 Mars qui se comporte en opposition et qui semble faire le procès de Rafic Hariri durant cette séance, vingt ans plus tard, comme si ce dernier était encore Premier ministre et n’avait pas péri dans un attentat à la voiture piégée le 14 février 2005 ». « Je rappelle qu’il est tombé en martyr, victime d’une charge de 1000 tonnes de TNT, au centre-ville, et que son élimination a été directement commanditée par des parties régionales et syriennes et mise à exécution par des éléments gravitant dans l’orbite du Hezbollah », a conclu l’ancien député.


Ah ! Revoilà les "sacrés Blagueurs ?" !
12 h 43, le 19 avril 2012