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Moyen Orient et Monde - Présidentielle 2012

Hollande engrange les soutiens en France et... un premier en Europe

Chaque jour, les sondages prédisent une large victoire du candidat socialiste au second tour du scrutin.

Le Premier ministre belge Elio Di Rupo, la journaliste Valérie Trierweiler et l’ancien Premier ministre Lionel Jospin étaient présents au meeting de Lille. Benoît Tessier/Reuters

Snobé par les leaders conservateurs en Europe, le socialiste François Hollande recevait hier le soutien du Premier ministre belge Elio Di Rupo, à quatre jours du premier tour de la présidentielle dont il est le favori. Elio Di Rupo, l’un des rares chefs de gouvernement socialistes en Europe, a assisté, sans prendre la parole, au meeting de François Hollande à Lille, contrairement au chef du PS belge Thierry Giet, intervenu avant le candidat socialiste. Le soutien de M. Di Rupo est un peu l’arbre qui cache la forêt pour François Hollande, boycotté lors de sa campagne par les dirigeants européens, très majoritairement conservateurs et dont certains se sont engagés en faveur de Nicolas Sarkozy, comme David Cameron et surtout Angela Merkel. La chancelière allemande, très hostile à la volonté du socialiste de renégocier le traité budgétaire européen signé début mars, avait en effet refusé de le rencontrer.
À Lille donc, François Hollande a tenu son meeting aux côtés de la patronne du Parti socialiste et maire de la ville Martine Aubry. Battue en finale des primaires de son parti à l’automne, Mme Aubry fait figure de Premier ministre possible si François Hollande est élu le 6 mai. Elle présente l’avantage de l’expérience, ayant été numéro deux du gouvernement de Lionel Jospin de 1997 à 2001. Pour l’instant, François Hollande refuse de s’avancer sur les postes, ne voulant pas donner l’impression de considérer l’élection gagnée. Chaque jour pourtant, les sondages lui prédisent une large victoire au second tour face à Nicolas Sarkozy, entre 53 % et 56 % des voix, après un premier tour où les deux hommes seraient au coude-à-coude, autour de 27-28 %.
Et le socialiste engrangeait les soutiens hier. Une ancienne ministre de Jacques Chirac, l’écologiste centriste Corinne Lepage, a par exemple explicitement apporté son soutien à François Hollande, de même que 42 économistes français pour qui le socialiste allie « la crédibilité, l’ambition et la cohérence ». Même la chef du patronat Laurence Parisot, après avoir loué le travail « extraordinaire » de Nicolas Sarkozy, a dit se sentir « plus proche » de François Hollande « sur des sujets plus sociaux et notamment le rôle des corps intermédiaires ». De même, Fadela Amara, ex-secrétaire d’État à la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010, et fondatrice de l’association Ni putes ni soumises, a annoncé qu’elle allait voter pour François Hollande, dans une interview à Libération mise en ligne hier sur son site.
Pour combler son retard, le président candidat fait de son côté une fin de campagne axée sur l’économie afin de séduire les électeurs centristes de François Bayrou, crédité de 10 % dans les sondages. Il s’est également réjoui hier des « surprises » que réserve selon lui la prochaine élection présidentielle, tout en mettant en garde contre une victoire de M. Hollande qui donnerait ainsi tous les pouvoirs à la gauche.
Et bien qu’elle soit à plus de dix points derrière le duo de tête, la candidate du Front national Marine Le Pen, qui tenait hier soir à Paris son dernier meeting de campagne, veut garder l’espoir de créer la surprise. « Nicolas Sarkozy n’a aucune chance d’être réélu », a-t-elle martelé.
(Source : agences)
Snobé par les leaders conservateurs en Europe, le socialiste François Hollande recevait hier le soutien du Premier ministre belge Elio Di Rupo, à quatre jours du premier tour de la présidentielle dont il est le favori. Elio Di Rupo, l’un des rares chefs de gouvernement socialistes en Europe, a assisté, sans prendre la parole, au meeting de François Hollande à Lille, contrairement au chef du PS belge Thierry Giet, intervenu avant le candidat socialiste. Le soutien de M. Di Rupo est un peu l’arbre qui cache la forêt pour François Hollande, boycotté lors de sa campagne par les dirigeants européens, très majoritairement conservateurs et dont certains se sont engagés en faveur de Nicolas Sarkozy, comme David Cameron et surtout Angela Merkel. La chancelière allemande, très hostile à la volonté du socialiste de renégocier...
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