Une cinquantaine de pays et d’organisations, membres d’un groupe chargé du suivi des sanctions, ont appelé hier à Paris les milieux d’affaires à rompre avec le régime de Bachar el-Assad et dénoncé les ventes d’armes à la Syrie, allusion à la Russie même si elle n’est pas citée.
À l’issue d’une réunion sur les sanctions individuelles et économiques imposées à Damas, organisée au ministère des Affaires étrangères, ces pays et entités assurent dans leurs conclusions que « les sanctions ne ciblent pas la population civile de Syrie ». « Les difficultés économiques rencontrées actuellement par la Syrie sont à imputer au régime syrien qui s’est rendu coupable de nombreuses destructions, s’est isolé lui-même par ses pratiques répressives et décourage par son attitude toute activité économique en Syrie », est-il écrit.
À l’ouverture de la réunion, tenue au niveau de fonctionnaires, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, avait plaidé pour le maintien de « la pression sur le régime syrien. Cela passe par le renforcement des sanctions, qui ont un impact sur les autorités syriennes ».
Dans leurs conclusions, les participants expriment leur « ferme désapprobation de tout soutien financier ou autre, et en particulier la poursuite des ventes d’armes au régime syrien ». Ils appellent « tous les États du groupe des amis du peuple syrien et tous les États qui n’ont pas à ce jour exercé de pression à se joindre à leurs efforts et isoler davantage le régime syrien ». Ils demandent aussi aux « hommes d’affaires qui soutiennent financièrement la répression sanglante et les personnes qui y contribuent d’une autre manière à rompre tous leurs liens avec le régime de Bachar el-Assad ».
La prochaine réunion du groupe, dans lequel figurent l’Union européenne, les États-Unis, la Suisse, Monaco, l’Australie, le Canada, la Ligue arabe et la Turquie, mais ni la Russie, ni l’Iran, ni le Liban ni l’Irak, est prévue en mai à Washington.
À l’issue d’une réunion sur les sanctions individuelles et économiques imposées à Damas, organisée au ministère des Affaires étrangères, ces pays et entités assurent dans leurs conclusions que « les sanctions ne ciblent pas la population civile de Syrie ». « Les difficultés économiques rencontrées actuellement par la Syrie sont à imputer au régime syrien qui s’est rendu coupable de nombreuses destructions, s’est isolé lui-même par ses pratiques répressives et décourage par son attitude toute activité...

