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Liban - Construction

Un chantier provoque un effondrement de terrain sous un immeuble à Rabieh

Une catastrophe a été évitée de justesse dimanche, quand les habitants d’un immeuble de Rabieh ont été évacués à la suite d’un important éboulement dans un chantier adjacent, qui a créé un vide sous le bâtiment.

L’immeuble, comme suspendu dans le vide, tel qu’il apparaissait juste après l’incident dimanche.

Les Chemali passaient un dimanche après-midi tranquille dans leur immeuble à Rabieh, quand ils ont ressenti vers 14h une forte secousse qu’ils ont prise, dans un premier temps, pour un tremblement de terre. Ils sont aussitôt sortis de l’immeuble, paniqués. « Nous nous sommes tout de suite sentis en danger parce que de grandes roches se sont détachées de la colline sur laquelle se trouve l’immeuble, raconte Danièle Chemali. Un nuage de poussière s’est dégagé de la roche qui tombait. Le propriétaire du terrain et du chantier, Joseph Nsaili, nous a envoyé deux jeunes gens pour nous demander de quitter les lieux : ils avaient peur que l’immeuble ne s’effondre. »


Vu d’en bas, l’immeuble donne l’effrayante impression de flotter en l’air. Une importante cavité sous la structure a été causée par l’effondrement des roches, qui ont atterri sur les fondations du grand chantier d’un centre commercial. Un chantier dont les excavations sont la cause de ce désastre, selon Frédéric Chemali, ingénieur et propriétaire de l’immeuble évacué. « L’effritement de cette partie de la roche est dû au fait que la colline est un terrain mitigé, fait d’une partie rocheuse, d’une autre sablonneuse et du calcaire, explique-t-il. Pour moi, il ne fait pas de doute que les entrepreneurs n’avaient pas pris les précautions nécessaires. Ils ont sous-estimé le risque et devaient davantage sécuriser le terrain. »


Sur le site, l’ingénieur Youssef el-Achkar, entrepreneur du projet, raconte qu’en ce dimanche après-midi, quelque 300 à 500 mètres cubes de sable ont enseveli les fondations du chantier. Il assure que la société avait effectué un sondage du terrain antérieur au chantier, et qu’elle avait installé un système de soutènement. « La surface est rocheuse, cela n’aurait pas dû arriver, mais les rochers se sont effrités », dit-il.


Joseph Nsaili, propriétaire du chantier, évoque lui aussi « un imprévu, une partie sablonneuse qui s’est effondrée ». Achkar, pour sa part, met en cause « l’eau provenant de l’immeuble qui se serait infiltrée entre les rochers et le béton au lieu de s’écouler dans le réseau d’égouts ».


Frédéric Chemali réfute totalement cet argument. « L’eau n’est pas du tout en cause, l’accident a été causé par une négligence au niveau de la consolidation de la paroi du chantier », affirme-t-il.
Tranchant le débat, l’expert Maroun Roumanos, désigné par la caïmacam du Metn Marianne Haddad pour inspecter le chantier et suivre les travaux de réparation, estime que « la partie supérieure des excavations aurait dû être davantage consolidée pour éviter ce genre d’incident ». Interrogé sur le facteur de l’eau, il affirme que « l’eau ne devrait pas être un élément de surprise pour ceux qui effectuent les excavations, et qui doivent prévoir les systèmes de soutènement nécessaires pour protéger les voisins ».

Un retour ajourné
Entre-temps, les habitants de l’immeuble restent hors de leurs domiciles, se demandant si le danger est réellement passé. Joseph Nsaili affirme « avoir demandé l’avis de deux experts géotechniciens qui ont vérifié que l’immeuble est en bon état et n’a pas subi de dégâts ». « Mais il vaut mieux être prudent », a-t-il ajouté.
Frédéric Chemali pense que le risque majeur est passé, et qu’il a été amoindri par les remblais actuels effectués sur le chantier. « Les experts nous ont toutefois enjoint de ne pas réemménager dans nos appartements avant qu’ils ne donnent leur feu vert, souligne-t-il. Il nous faut comprendre quels sont les enjeux dans cette affaire. » Il ajoute que les propriétaires ont déposé une requête auprès du procureur de la République, qui a procédé à la désignation d’un expert. Celui-ci fera son rapport au tribunal. « Notre revendication primordiale est celle d’assurer la sécurité de l’immeuble, dit-il. Des vies sont en jeu mais aussi la sécurité du bâtiment lui-même, en vue d’éviter des dommages supplémentaires. »


Pour ce qui est des travaux nécessaires pour remédier à cette situation, Maroun Roumanos explique qu’il faudra construire un talus de remblais pour assurer un soutènement provisoire, ajoutant que « cette mesure aurait dû être prise antérieurement ». Joseph Nsaili, pour sa part, précise que les promoteurs ont déjà commencé à remblayer la partie effondrée, afin d’installer un système qui protège l’immeuble.

Les Chemali passaient un dimanche après-midi tranquille dans leur immeuble à Rabieh, quand ils ont ressenti vers 14h une forte secousse qu’ils ont prise, dans un premier temps, pour un tremblement de terre. Ils sont aussitôt sortis de l’immeuble, paniqués. « Nous nous sommes tout de suite sentis en danger parce que de grandes roches se sont détachées de la colline sur laquelle se trouve l’immeuble, raconte Danièle Chemali. Un nuage de poussière s’est dégagé de la roche qui tombait. Le propriétaire du terrain et du chantier, Joseph Nsaili, nous a envoyé deux jeunes gens pour nous demander de quitter les lieux : ils avaient peur que l’immeuble ne s’effondre. »
Vu d’en bas, l’immeuble donne l’effrayante impression de flotter en l’air. Une importante cavité sous la structure a été causée par...
commentaires (5)

"La Capitale politique du Liban" !!! Rires. Sacré Jabbour.

Robert Malek

05 h 00, le 17 avril 2012

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Commentaires (5)

  • "La Capitale politique du Liban" !!! Rires. Sacré Jabbour.

    Robert Malek

    05 h 00, le 17 avril 2012

  • la vraie vérité est que cet effondrement n'est ni du 14 ni du 8...cet effondrement est du Liban tel qu'il est devenu...un lieu de non-droit...un lieu de recherche effrénée du profit...sans régles,sans morale...de ceci nous sommes tous collectivement responsable...qui aura le courage ou l'outrecuidance de dire,moi,monsieur,je n'ai jamais eu recours à une wasta...j'ai toujours respecté les règles et règlements...s'il y en a un,soit il fou et menteur,soit il n'est pas Libanais...la vérité est que nous avons collectivement construit la catastrophe collective sur laquelle nous sommes assis...M3attar et kézzèb celui qui dit le contraire...nous sommes au pays du passe-droit permanent...et l'"exemple" vient d'en haut...de TOUS les en-haut...

    GEDEON Christian

    04 h 52, le 17 avril 2012

  • Le palais tombera dans les urnes de 2013 !

    SAKR LEBNAN

    04 h 21, le 17 avril 2012

  • - - Tiens , c'est la Capitale politique du Liban qui est touchée à son tour par ces véreux " bâtisseurs " et profiteurs qui ont exploité illégalement et sans autorisation ou permis tout le pays qui n'ont laissé aucune place où leurs basses besognes et sales mains ne passent et repassent créant le malheur de tout une populace !! Heureusement que cela est loin du ( Palais ) (!!) .

    JABBOUR André

    02 h 43, le 17 avril 2012

  • Ne cherchez pas, je vous dis que c'est une tentative d'assassinat ! Nous allons mener l'enquête, nos plus fins limiers sont sur le coup et ce n'est pas à eux qu'il faut raconter ce genre de bobards de roches qui s'effritent par surprise et de présence aussi inattendue qu'imprévue d'une partie sablonneuse. Tout d'abord, il faudrait connaître l'identité de tous les habitants de cet immeuble désormais en suspension. S'ils sont tous inconnus, on s'en fout. Ensuite, questions cruciales : à quelle distance se trouve l'orangeraie du lieu de l'effondrement ? Combien de secousses ont-elles été ressenties ? Une ? Deux ? Trois peut-être ?... En tout cas ce n'est certainement pas l'œuvre d'experts car les spécialistes israéliens, eux, ne ratent jamais leurs cibles, tout Rabieh aurait été ensevelie et rayée de la carte sous un torrent de jus d'orange à faire pâlir Jaffa Orangina. Non, c'est ailleurs qu'il faut chercher.

    Robert Malek

    19 h 57, le 16 avril 2012

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