Toutefois, le régime nord-coréen a clairement fait savoir hier qu’il refusait de se soumettre aux injonctions de l’étranger. « Nous sommes en train d’injecter le carburant au moment où nous parlons. Ça a commencé », a déclaré Paek Chang-ho, directeur du Centre de contrôle des satellites. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a de son côté appelé la Corée du Nord à renoncer au tir de sa fusée si elle aspire à un « avenir de paix ». Les pays du G8 « sont très attachés à la stabilité de la péninsule coréenne », que le projet nord-coréen risque de compromettre, a en outre déclaré Mme Clinton, en ouverture des discussions avec ses homologues.
La Corée du Nord n’a jamais réussi jusqu’à présent à mettre un satellite en orbite, malgré deux essais en 1998 et 2009. La tentative de 2009 avait été suivie par un essai nucléaire et les experts pensent que Pyongyang pourrait rapidement procéder à un troisième essai. Les autorités nord-coréennes soutiennent cependant qu’elles n’ont rien à cacher et ont à cet effet invité des experts et des dizaines de journalistes étrangers à visiter le centre spatial de Tongchang-ri et le Centre de contrôle des satellites à Pyongyang.
Parallèlement, Kim Jong-un a été nommé hier « premier secrétaire » du Parti du travail de Corée (PTC), au cours d’une conférence extraordinaire du parti unique, un titre qui n’existait pas auparavant. Secrétaire général de son vivant, Kim Jong-il, mort le 17 décembre dernier à l’âge de 69 ans, a reçu le titre honorifique de « secrétaire général éternel » du PTC.
Selon le quotidien officiel du PTC, Pyongyang a par ailleurs nommé un nouveau ministre des Forces armées, Kim Jong-gak, signe, selon les observateurs, d’un changement de génération au sein de l’élite, orchestré par Kim Jong-un pour asseoir son autorité sur les militaires.
(Source : AFP)


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