« J’ai d’ailleurs évoqué cette question lors du dernier Conseil des ministres », a-t-il dit. « Je dois impérativement savoir quelle sera la loi qui sera adoptée car nous passons par des moments difficiles et nous devons préparer le terrain pour que les élections se déroulent de manière transparente et démocratique », a-t-il ajouté.
Et le ministre de se demander : « Comment le Libanais qui vit à l’étranger pourra-t-il prendra part au vote si la loi n’est pas adoptée à temps, au moins six mois à l’avance pour préparer le terrain sur le plan sécuritaire, logistique et technique ? » À défaut, a-t-il dit, « les émigrés ne pourront pas voter ni même les électeurs locaux ». Selon lui, nombreux sont ceux qui affirment ne pas vouloir de la loi de 1960, mais au fond, « c’est ce qu’ils veulent ».
Au sujet des nominations, le ministre s’est encore demandé comment il fera pour gérer les élections si les caïmacams et les mohafez n’ont pas été préalablement désignés à leur poste.
Évoquant par ailleurs les incidents sécuritaires qui se sont récemment multipliés, M. Charbel a réaffirmé que les statistiques prouvent que la criminalité a augmenté à cause du « problème syrien ». Selon lui, « le problème réside aux niveaux des réfugiés qui n’ont pas d’argent et qui recourent au vol ».
Pour en revenir aux élections, ce dossier a fait l’objet d’un entretien entre M. Charbel et le chef du parti arabe al-Tawhid, Wi’am Wahhab. Commentant la rencontre, ce dernier à indiqué que si la proportionnelle est adoptée dans le cadre de la nouvelle loi, « ce sera le début de l’édification d’une nation au vrai sens du mot ». Selon lui, si certains s’attachent encore au mode de scrutin majoritaire, « c’est qu’ils ont des privilèges à préserver », ce qui va à l’encontre de la tendance générale dans le monde « où prévaut désormais le système proportionnel ».
Les élections ont été également abordées par le chef du parti Waad, Joe Hobeika, qui à l’issue de sa rencontre avec M. Charbel a déclaré qu’en adoptant une nouvelle fois le système majoritaire, le paysage politique restera inchangé et aucun renouvellement de la vie politique ne sera possible. Et de dénoncer le fait que ce sont quelque sept ou huit pôles politiques qui monopolisent la vie politique au Liban et sont capables de faire parvenir des gens au Parlement. Par conséquent, c’est la proportionnelle qui refléterait le mieux les attentes des électeurs, a-t-il relevé.


Ils n'ont pas encore fixé... l'année... où les élections... auraient lieu.
10 h 38, le 11 avril 2012