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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

La CEDH ouvre la voie à l’extradition d’Abou Hamza aux États-Unis

La Cour européenne des droits de l’homme a ouvert hier la porte à l’extradition de cinq terroristes présumés, dont l’imam radical Abou Hamza, du Royaume-Uni vers les États-Unis, mais, demandé à Londres de respecter le délai d’appel de trois mois.
Borgne et manchot équipé d’un crochet, Mustafa Kamal Mustafa, dit Abou Hamza al-Masri, est notamment accusé par Washington d’avoir pris part à l’enlèvement de seize touristes occidentaux au Yémen en 1998, dont quatre étaient morts lors d’une opération de l’armée yéménite. Il aurait aussi facilité la mise en place d’un camp d’entraînement terroriste aux États-Unis en 2000-2001 et aidé le financement de candidats au jihad désireux de se rendre au Proche-Orient pour y subir un entraînement à des actes terroristes. Il est visé en tout par onze chefs d’accusation liés au terrorisme.
Cet ancien imam de la mosquée de Finsbury Park (nord de Londres) et cinq autres hommes, accusés d’avoir fomenté des attentats ou fourni une assistance à des groupes en vue d’actions terroristes, s’étaient tournés vers la CEDH entre 2007 et 2009. La CEDH, qui avait bloqué la décision d’extradition en juillet 2010 pour étudier le dossier sur le fond, a toutefois débouté Abou Hamza et quatre autres suspects (Babar Ahmad, Seyla Talha Ahsan, Adel Abdul Bary, Khaled al-Fawwaz). « Il n’est pas du tout certain que, s’ils étaient extradés, les requérants seraient reconnus coupables des charges qui pèsent contre eux », ont observé les juges. En outre, la CEDH a ajourné sa décision concernant un sixième requérant, Haroon Rashid Aswat, soigné pour schizophrénie dans un hôpital de haute sécurité en Grande-Bretagne.
« C’est une décision très importante. Ces individus sont accusés de crimes très graves, il est juste qu’ils soient jugés pour cela », a commenté à la BBC la ministre britannique de l’Intérieur, Theresa May. « Les tribunaux au Royaume-Uni ont tous jugé qu’il était juste de les extrader », a-t-elle souligné.
(Source : AFP)
La Cour européenne des droits de l’homme a ouvert hier la porte à l’extradition de cinq terroristes présumés, dont l’imam radical Abou Hamza, du Royaume-Uni vers les États-Unis, mais, demandé à Londres de respecter le délai d’appel de trois mois.Borgne et manchot équipé d’un crochet, Mustafa Kamal Mustafa, dit Abou Hamza al-Masri, est notamment accusé par Washington d’avoir pris part à l’enlèvement de seize touristes occidentaux au Yémen en 1998, dont quatre étaient morts lors d’une opération de l’armée yéménite. Il aurait aussi facilité la mise en place d’un camp d’entraînement terroriste aux États-Unis en 2000-2001 et aidé le financement de candidats au jihad désireux de se rendre au Proche-Orient pour y subir un entraînement à des actes terroristes. Il est visé en tout par onze chefs...
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