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Liban - Interview

L’IFL lance ses « Rendez-vous médias » : première invitée, Aïda Touihri de M6

Le directeur de l’Institut français du Liban, Aurélien Lechevallier, décrit l’enjeu de « rendre plus efficace cette véritable liberté dont jouissent les journalistes libanais ».

Aurélien Lechevallier.


L’Institut français du Liban exploite un nouveau terrain de coopération, celui du journalisme, pilier de l’exercice démocratique. C’est sous cet angle que le directeur de l’IFL Aurélien Lechevallier présente, dans une interview à L’Orient-Le Jour, l’initiative des « Rendez-vous médias », lancée en partenariat avec le centre SKEyes pour la liberté de la presse et de la culture. Il s’agit d’une série de rencontres prévues avec des journalistes français de renom, tout au long de 2012. La première invitée, attendue mardi au siège de l’IFL (rue de Damas, 11h30), est Aïda Touihri, journaliste franco-tunisienne, rédactrice en chef et présentatrice du journal télévisé et de l’émission 66 minutes, magazine d’actualité hebdomadaire sur M6 (troisième chaîne française en audience). Mme Touihri s’attardera sur « les moyens de rendre l’actualité internationale accessible au grand public », sachant que plus de 200 reportages diffusés sur 66 minutes ont été tournés à l’étranger. C’est donc un débat ciblé et efficace que l’IFL espère ouvrir. À l’image de la coopération constructive qu’elle envisage avec ses partenaires.

La force de l’échange
Cette rencontre, qui se veut loin de la rigidité des conférences figées, vise à « offrir la possibilité aux journalistes libanais, ainsi qu’au public intéressé, de débattre avec des journalistes célèbres », précise M. Lechevallier. Un double enjeu donc : l’échange professionnel, entre journalistes confrontés chaque jour aux défis de l’objectivité, de la déontologie, de l’analyse des événements, de la précision ; le partage des défis de cette profession multiforme avec un public qui en est le premier destinataire. « C’est une réelle envie de parler et d’écouter qui motive la venue de journalistes français au Liban », confie M. Lechevallier. Il rappelle dans ce cadre que « les deux pays partagent une vieille histoire ensemble ». Le diplomate établit une distinction entre « l’ancienne génération des journalistes français, toujours attirés par ce terrain libanais qui polarisait les grands reporters de guerre, et les plus jeunes, comme Aïda Touihri et Audrey Pulvar (la prochaine invitée, journaliste à Radio France et France TV), qui ont grandi à une époque où le Liban était partout, devenant presque le berceau du photojournalisme et du reportage ». À l’heure actuelle, une considération supplémentaire nourrit l’envie des journalistes français de « redécouvrir ce terrain de souvenirs », à savoir les incontournables bouleversements régionaux qui magnétisent l’intérêt des journalistes, ajoute M. Lechevallier.
Préférant s’attarder sur « tout ce que les journalistes libanais ont à offrir à leurs collègues français », M. Lechevallier explique que « cette profession au Liban ne peut occulter l’ouverture pluriculturelle d’où elle émane. C’est cette identité multiple qui est la grande force du traitement de l’information ». D’ailleurs, cette dynamique de « métissage » se fait de plus en plus ressentir en France, et Aïda Touihri en est un exemple.

« Armer la liberté »
Il insiste également sur « la véritable liberté d’expression qui profite à la presse libanaise. C’est quand même une exception dans la région ». Même si les partis pris et les formes pernicieuses de censure menacent la liberté de l’information, le diplomate français préfère s’attarder sur la force individuelle, comme garante de l’indépendance. « La liberté du journaliste est dans sa tête, dans son audace, et surtout son honnêteté intellectuelle », affirme-t-il. Il précise toutefois que « cette liberté est inhérente à chacun, elle dépend de sa propre conscience, et nous ne pouvons toucher à cela. Ce que nous pouvons faire, c’est offrir des outils qui donnent aux journalistes le sentiment d’être plus forts ». Ces outils font l’objet, depuis 2011, de sessions de formation organisées par l’IFL sur les nouveaux médias et le Web reportage, les reporters d’images, les techniques de base rédactionnelles, la déontologie... Ces échanges réguliers permettent « d’adapter en permanence la théorie à la pratique, d’affermir cet équilibre au niveau de chaque article produit, c’est-à-dire d’armer la liberté de la presse pour accroître son efficacité », conclut M. Lechevallier.
L’Institut français du Liban exploite un nouveau terrain de coopération, celui du journalisme, pilier de l’exercice démocratique. C’est sous cet angle que le directeur de l’IFL Aurélien Lechevallier présente, dans une interview à L’Orient-Le Jour, l’initiative des « Rendez-vous médias », lancée en partenariat avec le centre SKEyes pour la liberté de la presse et de la culture. Il s’agit d’une série de rencontres prévues avec des journalistes français de renom, tout au long de 2012. La première invitée, attendue mardi au siège de l’IFL (rue de Damas, 11h30), est Aïda Touihri, journaliste franco-tunisienne, rédactrice en chef et présentatrice du journal télévisé et de l’émission 66 minutes, magazine d’actualité hebdomadaire sur M6 (troisième chaîne française en audience). Mme Touihri...
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