Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Égypte

Les Frères musulmans défendent la candidature à la présidentielle de Chater

La confrérie nie vouloir accaparer le pouvoir, ainsi que toute scission au sein du mouvement.

Khairat el-Chater (ici en février 2007), candidat des Frères musulmans à la présidentielle égyptienne. Cris Buroncle/AFP

Les Frères musulmans ont défendu hier leur décision de présenter leur numéro 2 Khairat el-Chater à l’élection présidentielle égyptienne, après les différentes réactions survenues de toutes parts peu après leur annonce. « Nous n’avons aucune intention d’imposer un contrôle », a ainsi déclaré Mohammad Morsi, chef du Parti de la justice et de la liberté (PLJ), la branche politique des Ikhwan qui domine le Parlement. « Nous sommes seulement présents là où il y a eu des élections : au Parlement, dans les syndicats. C’est la volonté du peuple. Quelqu’un veut-il s’opposer à la volonté du peuple ou l’empêcher (de s’exprimer) ? » s’est-il interrogé lors d’une conférence de presse diffusée en direct par la chaîne al-Jazira.


De son côté, le guide suprême de la confrérie Mohammed Badie a rejeté les informations faisant état de divisions profondes au sein du mouvement liées à la nomination de M. Chater, un homme d’affaires multimillionnaire ayant passé plusieurs années en prison sous le régime déchu du président Hosni Moubarak. Au contraire, M. Badie a affirmé qu’« une majorité » avait soutenu la nomination de M. Chater. Pourtant, certains membres du PLJ ont exprimé publiquement leur désaccord, à l’image de Mohammad el-Beltagi, un parlementaire, qui a écrit sur sa page Facebook : « Je m’oppose à la nomination par la confrérie de l’un des siens à la présidence. Le fait qu’un seul groupe assume toutes les responsabilités (...) nuit à la confrérie et à la nation. »


Pendant des mois, les Frères avaient pourtant assuré vouloir soutenir un candidat d’union, compatible avec leurs idées, mais pas affilié à leur formation, afin de ne pas donner le sentiment de vouloir accaparer le pouvoir. Le mouvement avait en outre exclu un ancien haut responsable, Abdel Moneim Aboul Fotouh, qui s’est présenté de lui-même comme candidat à la présidentielle, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai. Un parlementaire de PLJ a toutefois déclaré sous le couvert de l’anonymat que le mouvement avait choisi de nommer M. Chater parce qu’il craignait de perdre le soutien de son électorat s’il ne respectait pas ses promesses électorales.


L’annonce de cette candidature est survenue alors que les partis laïques ont décidé de boycotter la commission de rédaction de la future Constitution, accusant les Frères de monopoliser cette instance en s’alliant pour la circonstance aux fondamentalistes salafistes. L’Église copte-orthodoxe et l’institution sunnite d’al-Azhar ont également annoncé leur retrait de cette commission.

Les Frères musulmans ont défendu hier leur décision de présenter leur numéro 2 Khairat el-Chater à l’élection présidentielle égyptienne, après les différentes réactions survenues de toutes parts peu après leur annonce. « Nous n’avons aucune intention d’imposer un contrôle », a ainsi déclaré Mohammad Morsi, chef du Parti de la justice et de la liberté (PLJ), la branche politique des Ikhwan qui domine le Parlement. « Nous sommes seulement présents là où il y a eu des élections : au Parlement, dans les syndicats. C’est la volonté du peuple. Quelqu’un veut-il s’opposer à la volonté du peuple ou l’empêcher (de s’exprimer) ? » s’est-il interrogé lors d’une conférence de presse diffusée en direct par la chaîne al-Jazira.
De son côté, le guide suprême de la confrérie Mohammed Badie a...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut