Même si le Front de gauche a décidé de conserver les mêmes prestataires de service pour toute la campagne afin d’amortir les coûts, ces adaptations ont un prix, explique Gabriel Amard, secrétaire national du Front de gauche en charge des meetings. Sur un budget d’environ 70 000 euros au maximum par meeting, le Front de gauche doit en ce moment dépenser de 20 à 40 % de plus selon les événements, souligne-t-il. L’équipe du candidat, assuré de passer la barre des 5 % synonyme de remboursement des frais de campagne, va contracter un prêt d’environ un million d’euros dans la semaine, a annoncé hier le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le budget de campagne du Front de gauche passera ainsi de 2,5 à 3,5 millions d’euros. De quoi assurer trois grands rassemblements en plein air d’ici au 22 avril.
Demain à Toulouse, le candidat du Front de gauche tiendra un meeting place du Capitole. Puis le 14 avril, ce sera « plage au peuple », assure son directeur de campagne François Delapierre, qui maintient le meeting prévu sur les plages du Prado à Marseille, malgré le refus de la mairie UMP. Et le soir du premier tour, c’est place Stalingrad, à Paris, que le candidat attendra les résultats, a-t-il annoncé.
« Boules puantes »...
Du côté des favoris, le président-candidat Nicolas Sarkozy arriverait en tête au premier tour avec 29 % des voix contre 26 % au socialiste François Hollande, qui l’emporterait toutefois au second tour avec 53 % des suffrages, selon un sondage Harris pour VSD et LCP. La candidate du Front national Marine Le Pen arriverait en troisième position à 16 %, juste devant Jean-Luc Mélenchon (14 %), François Bayrou (10 %) et l’écologiste Eva Joly (3 %). Les autres candidats sont à 1 % ou en dessous.
Par ailleurs, M. Sarkozy a nié hier tout financement illégal de sa campagne de 2007, sans contester toutefois qu’il ait pu rencontrer à cette période l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt, et son mari André, décédé fin 2007. L’enquête judiciaire se développe sur un possible financement frauduleux de cette campagne avec la fortune Bettencourt. « Comme toujours avant la présidentielle, il y a un certain nombre de boules puantes, c’est classique, ça ne surprend personne, c’est pas pour autant que c’est agréable », a déclaré le chef de l’État français sur la chaîne Canal+. Il souligne que ses comptes de campagne de 2007 ont été validés par le Conseil constitutionnel. « Pourquoi voulez-vous qu’il y ait un financement illégal alors même que recettes et dépenses ont été contrôlées millimètre par millimètre ? » a-t-il demandé.
Concernant le soupçon de remises par les Bettencourt d’espèces non déclarées dans ces comptes officiels, il a admis avoir pu rencontrer André Bettencourt, ex-parlementaire et ministre de droite décédé en décembre 2007, sans préciser cependant le motif d’une éventuelle visite. « J’ai été 20 ans maire de Neuilly, ils habitaient à Neuilly, il était sénateur, j’étais député, il était dans la majorité, la même que la mienne », a-t-il souligné.
Attaqué sur sa gauche par Jean-Luc Mélenchon, François Hollande s’est quant à lui présenté comme un homme « sérieusement de gauche ». « La gauche ne doit pas être trop sérieuse, elle doit être sérieuse et elle doit être sérieusement de gauche, c’est-à-dire pleinement à gauche, pleinement consciente des urgences, pleinement à l’unisson d’un certain nombre de forces », a-t-il déclaré, ajoutant : « Moi, le devoir que j’ai, c’est de gagner l’élection présidentielle et ensuite de redresser la France. »
(Source : Reuters)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Ce sont plutôt les digues de la Pénitude et de la Modemitude qui se fissurent Christian car c'est de là que se nourrit Mélenchon. D'après les sondages, la cote de Hollande reste stable.
04 h 36, le 04 avril 2012