Des affrontements à Sebha samedi matin auraient fait 16 morts des deux côtés, selon des sources locales. Photo Str/AFP
C’est le chef du gouvernement de transition Abdel Rahim el-Kib qui a annoncé la conclusion de cet accord entre tribus dans cette ville du sud désertique de la Libye, où deux trêves ont pourtant déjà été violées. « La situation est actuellement calme et les forces dépendant du ministère de la Défense sécurisent les installations et les zones stratégiques dans la ville, notamment l’aéroport », a déclaré de son côté le chef d’état-major Youssef el-Mangouch au cours d’une conférence de presse conjointe.
Peu avant l’aube, les combats avaient repris dans la ville, faisant de nouvelles victimes. « Nous n’avons pas dormi depuis hier (vendredi) soir. Les Toubous ont attaqué Sebha à partir de 03h00 (01h00 GMT). Ils ont failli prendre la ville. Tous les habitants ont pris les armes pour se défendre », avait indiqué plus tôt le médecin Abdelrahman el-Arich, faisant état de huit morts et de 50 blessés parmi les tribus arabes. Adem el-Tebbaoui, un responsable local des Toubous, a de son côté déploré huit morts.
Vendredi, le dirigeant des Toubous en Libye, Issa Abdelmajid Mansour, a appelé les Nations unies et l’Union européenne à intervenir pour arrêter ce qu’il qualifie de « nettoyage ethnique des Toubous ». M. Mansour a également accusé les tribus arabes de Sebha d’avoir bombardé une centrale électrique alimentant plusieurs régions du Sud, comme Qatroun et Morzouk, considérées comme des fiefs des Toubous. Les télécommunications ont été également coupées, a-t-il ajouté.
Les Toubous sont accusés par les autres tribus de compter dans leurs rangs des combattants étrangers venus notamment du Tchad limitrophe. Mais selon M. el-Tebbaoui, « les tribus arabes arrêtent des immigrants africains qui travaillent dans la ville et les présentent à la presse comme des combattants toubous venus de l’étranger ». Les Toubous accusent de leur côté les autorités de soutenir les tribus arabes, tandis que celles-ci dénoncent la « passivité » et l’« inaction » du gouvernement face à une « invasion étrangère », en l’absence d’une armée nationale organisée capable d’imposer l’ordre. Il est à noter que ces Toubous, à la peau noire, qui vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger, sont impliqués depuis février dans des affrontements meurtriers avec des tribus locales du Sud, notamment à Koufra et Sebha.
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les nouvelles autorités peinent à contrôler les dizaines de brigades d’ex-rebelles ayant combattu les kadhafistes et qui continuent de faire la loi dans le pays. Plusieurs tribus et habitants de plusieurs régions se sont servis dans l’arsenal militaire hérité de Mouammar Kadhafi, et n’hésitent pas à recourir aux armes au moindre conflit d’intérêts.
(Source : AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Mais en Lybie les copains, il n'y a ni chretiens , ni chiites ni juifs, pourquoi ils se canardent entre eux, pourtant l'otan les a aide a s'installer !! Restons aveugles.
11 h 05, le 02 avril 2012