Le juge unique de Beyrouth, Ghassan Khoury, statuant en matière pénale a émis trois jugements. Le premier stipule des peines de prison pour les pharmaciens Mazen Bsat, propriétaire de la pharmacie Mazen à la corniche Mazraa, Bassam Machmouchi et Khalil Younès. Ils devraient également payer des amendes et ont été interdits d’exercer leur métier durant un an.
Le deuxième jugement prévoit une peine de prison pour le Dr Jihad Bouchi, propriétaire du dépôt de médicaments ADN à Achrafieh. Le Dr Bouchi devrait également verser une amende. Ce même jugement condamne la pharmacienne Rania Anbar à s’acquitter d’une amende et les pharmaciens Ali Kobeissi, Fatima Khalifé et Samir Sayed Hassan à la détention, leur interdisant aussi de pratiquer leur métier durant deux ans.
Le troisième jugement consiste également en une peine de prison pour la pharmacienne Rana Makkouk, directrice de la pharmacie Makkouk à Barbir, et le pharmacien Khalil Younès. Il leur a été interdit d’exercer leur métier durant un an.
Dans un entretien avec la LBCI, le président de l’ordre des pharmaciens, Ziad Nassour, a rappelé que ce dossier de médicaments périmés et interdits par le ministère de la Santé date de 2006 à 2008, alors que la justice n’a pas encore statué dans des affaires plus récentes datant de 2010.
Il a indiqué également que les jugements rendus hier sont les premiers. Le chemin est encore long pour arriver à de véritables sanctions, car les pharmaciens condamnés iront sans doute en cassation.
« Ces pharmaciens ont été traduits en justice et c’est ce qui devrait être fait quand ils enfreignent les lois », a-t-il dit, appelant aussi à juger les importateurs et les distributeurs de médicaments qui n’obéissent pas aux réglementations en cours.
Il a enfin noté qu’aujourd’hui le pays ne présente pas de médicaments périmés.
Sur un autre plan, le premier juge d’instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate, a interrogé Samih Natour, interpelé dans le dossier de la viande avariée. La prochaine audience a été prévue pour le 12 avril prochain.

