Rechercher
Rechercher

Liban

Les pôles du 14 Mars accusent Bassil de dilapider les fonds publics

Le nouveau bras de fer apparu au sein même de l’exécutif au sujet du dossier de l’électricité a été longuement commenté par divers pôles du 14 Mars dans des déclarations à la presse, plusieurs députés accusant notamment le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, de corruption caractérisée et de dilapidation des fonds publics, soulignant toutefois que les parrains du gouvernement, en l’occurrence le régime syrien et le Hezbollah, demeurent attachés au maintien du cabinet Mikati dans les circonstances présentes.


Le député Antoine Saad a fustigé dans ce cadre les « gesticulations médiatiques de certains ministres du bloc du Changement et de la Réforme » (bloc aouniste). M. Saad a accusé notamment le ministre Bassil de « comploter contre les finances publiques en essayant de faire avaliser le marché de location des navires » producteurs d’électricité, « à l’ombre du mutisme du Hezbollah qui ne désire pas que ce gouvernement tombe ». M. Saad a souligné que « ce qui se passe au niveau du secteur de l’électricité constitue un vol organisé et une dilapidation de l’argent du peuple libanais qui risque de se voir plongé dans l’obscurité dans quelques mois ».


Abondant dans le même sens, le député Ammar Houri, membre du boc parlementaire du courant du Futur, a déclaré que « le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, et le ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, tentent d’accuser les autres de corruption, alors que les odeurs se dégagent des marchés et des combines se rapportant au mazout et aux navires » (producteurs d’électricité), dans une allusion à peine voilée à M. Bassil. M. Houri a lui aussi estimé que « le gouvernement se maintient du fait d’une décision régionale sur ce plan, parce que le régime syrien a besoin de ce gouvernement ».


De son côté, le député Mohammad Kabbani, également membre du bloc du Futur, a affirmé que « la libération du Liban de ce ministre (Bassil) est devenue la revendication de la majorité des Libanais ». « Le ministre Bassil tente de couvrir son échec au niveau du dossier de l’électricité en tenant des propos démagogiques », a déclaré M. Kabbani.


Quant au député Kazem Kheir (bloc du Futur), il a relevé que le Hezbollah a déployé d’intenses efforts dans la nuit de mardi à mercredi afin d’éviter au gouvernement une nouvelle crise provoquée par le différend entre le Premier ministre, Nagib Mikati, et M. Bassil au sujet du problème de l’électricité. M. Kheir a par ailleurs affirmé que « le gouvernement ne restera pas en place jusqu’en 2013 (date des élections législatives), d’autant que la conjoncture régionale a changé ». « Lorsque le gouvernement Mikati tombera, a ajouté M. Kheir, nous réclamerons la formation d’un cabinet de technocrates pour diriger le pays jusqu’aux élections législatives. »


Pour sa part, le député Khaled Zahramane (bloc du Futur) a déclaré que la position du Premier ministre concernant le dossier de l’électricité « indique que la faction représentée par le général Aoun a pour seul souci de se livrer à des actions héroïques chimériques pour des considérations purement personnelles et électorales ».

Les réserves du ministre de l’Environnement
Il convient d’indiquer d’autre part que le ministre de l’Environnement, Nazem Khoury, a exprimé des réserves au sujet de la location de navires producteurs d’électricité pour des raisons en rapport avec la sauvegarde de l’environnement. M. Khoury a exprimé ces réserves en sa double qualité de ministre de l’Environnement et de membre de la commission ministérielle ad-hoc chargée de suivre le dossier du projet de location des bateaux en question.

Le nouveau bras de fer apparu au sein même de l’exécutif au sujet du dossier de l’électricité a été longuement commenté par divers pôles du 14 Mars dans des déclarations à la presse, plusieurs députés accusant notamment le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, de corruption caractérisée et de dilapidation des fonds publics, soulignant toutefois que les parrains du gouvernement, en l’occurrence le régime syrien et le Hezbollah, demeurent attachés au maintien du cabinet Mikati dans les circonstances présentes.
Le député Antoine Saad a fustigé dans ce cadre les « gesticulations médiatiques de certains ministres du bloc du Changement et de la Réforme » (bloc aouniste). M. Saad a accusé notamment le ministre Bassil de « comploter contre les finances publiques en essayant de faire avaliser le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut