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Liban

Une conférence régionale sur l’armement à Beyrouth

L’Unidir (Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement) organise durant trois jours à Beyrouth une conférence régionale pour soutenir les négociations du traité sur le commerce des armes qui devrait être signé au Palais de Verre, à New York, en juillet prochain. Cette conférence est financée par l’Union européenne et regroupe des représentants des ministères des Affaires étrangères d’une quinzaine de pays arabes méditerranéens et des monarchies du Golfe.
Dans un entretien avec L’Orient-Le Jour, la directrice de l’Unidir, Theresa Hitchens, qui siège à Genève, a expliqué le travail de l’organisme qu’elle représente, soulignant que c’est un institut de recherche onusien indépendant sur les armements qui fournit à la communauté internationale des données diversifiées et complètes sur les problèmes relatifs à la sécurité internationale, à la course aux armements et au désarmement dans tous les domaines, en particulier dans le domaine nucléaire.
Invitée à commenter la conférence qui se tient à Beyrouth, elle a noté que les réunions de trois jours qui se tiendront à huis clos ont pour but de préparer les pays du monde arabe au traité sur le commerce des armes et à les sensibiliser surtout au trafic d’armes qui se fait à travers les frontières ou encore aux armes qui peuvent finir entre les mains de guérilleros ou de rebelles, mettant l’accent sur l’importance de la traçabilité du matériel militaire.
Affirmant qu’un « important pourcentage d’armes et de munitions de contrebande était à la base légal », elle a indiqué à L’Orient-Le Jour qu’en « Libye, par exemple, on sait que les armes et munitions de la troupe ont été volées et sont tombées aux mains des rebelles et que nous avons perdu leur traçabilité. C’est le cas aussi en Afghanistan. Les Américains avaient vendu durant les années 80 des armes aux moujahidine ; elles sont passées ensuite aux mains des talibans. Une partie de ce matériel est ensuite passé en Irak. En tout cas, ces armes sont actuellement utilisées contre les soldats de l’OTAN et contre les troupes américaines ».
Mme Hitchens a noté que les États peuvent utiliser plusieurs moyens pour diminuer la contrebande d’armes, notamment en renforçant les systèmes de surveillance aux frontières et réduire la corruption. Elle a aussi mis l’accent sur le règlement pacifique des conflits.
Lors de la session inaugurale, Mme Hitchens avait pris la parole. Étaient également intervenus : la chef de la Délégation de la Commission européenne, Angelina Eichhorst, et l’ambassadeur Mansour Abdallah, représentant le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour, qui n’a malheureusement pas évoqué l’éternelle fragile situation de la frontière libanaise en matière de trafic d’armes.

 

Pat.K.

L’Unidir (Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement) organise durant trois jours à Beyrouth une conférence régionale pour soutenir les négociations du traité sur le commerce des armes qui devrait être signé au Palais de Verre, à New York, en juillet prochain. Cette conférence est financée par l’Union européenne et regroupe des représentants des ministères des Affaires étrangères d’une quinzaine de pays arabes méditerranéens et des monarchies du Golfe.Dans un entretien avec L’Orient-Le Jour, la directrice de l’Unidir, Theresa Hitchens, qui siège à Genève, a expliqué le travail de l’organisme qu’elle représente, soulignant que c’est un institut de recherche onusien indépendant sur les armements qui fournit à la communauté internationale des données diversifiées et complètes...
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