Une panoplie de projets achevés et en cours révèlent l’enthousiasme des acteurs libanais et l’efficacité d’un partenariat, constamment retouché : projets pédagogiques (le programme scolaire pour renforcer la résilience et l’adaptation face au stress, mis en œuvre par IDRAAC ; un jeu informatique « Civil Guardians », les gardiens civils, programmé par la Défense civile pour sensibiliser les enfants aux moyens de prévenir les accidents domestiques...) ; projets environnementaux (Horizon 2020, ou la stratégie de dépollution de la Méditerranée en 2020) ; plans de réaménagement des infrastructures agricoles au Liban-Nord...
Démocratisation
L’UE s’investit également dans l’aide humanitaire, notamment l’assistance aux réfugiés, comme en témoigne le projet ECHO mis en œuvre par l’UE pour apporter l’assistance aux réfugiés irakiens, palestiniens et, tout récemment, aux réfugiés syriens. Un autre domaine de prédilection, celui de la paix civile, où l’UE finance par exemple un projet du Programme des Nations unies pour le développement visant à transporter le bus de Aïn el-Remmaneh aux quatre coins du pays, pour inciter les Libanais à un travail de mémoire.
Le processus démocratique bénéficie également d’un appui financier et d’un partage d’expertise, comme c’est le cas au niveau du partenariat avec l’Association libanaise pour la démocratie des élections (LADE) et son programme de « renforcement de la culture des élections ».
Une multitude de brochures tapissent les étagères des stands, comme une visualisation de ce qui a été fait, et de ce qui reste à faire, et dont l’énumération exhaustive serait ardue.
Citoyens à l’œuvre
Le fil conducteur de ces projets est surtout la consolidation de la citoyenneté. Certains programmes ont d’ailleurs pour objectif direct « la citoyenneté active ». Il en est ainsi par exemple des projets de Omsar (bureau du ministère d’État pour la Réforme administrative), financés par l’UE, qui visent à renforcer les mécanismes de planification des ministères impliqués dans le développement socio-économique durable, tout en contribuant à l’autonomie progressive des autorités locales. L’objectif est de valoriser les capacités de chaque entité du tissu libanais à remplir une place dans le changement. Au-delà du financement, l’UE insiste surtout sur l’impact sur l’interaction avec les bénéficiaires, que traduit le concept nouveau de « dialogue structuré », amorcé par l’UE.
La société civile, un pilier
L’explication que fournit pour L’Orient-Le Jour Roula Wehbé Abbas, chargée de programmes auprès de la Délégation de l’UE, sur le projet Afkar (qui en est à sa troisième édition), reflète l’enjeu de ce dialogue structuré. Mme Abbas rappelle que Afkar a pour but de renforcer la synergie entre les différentes organisations non gouvernementales et leur coordination parallèle avec le gouvernement. Depuis 2003 (lancement de Afkar I), « l’UE se livre à une constante autocritique pour combler les failles de son approche », précise-t-elle. Consciente désormais du manque de coordination entre ONG, voire de l’esprit de compétition qui dessert parfois l’activisme civil, l’UE pose à ses appels d’offres des conditions qui incitent les ONG locales à renforcer leur partenariat. En outre, l’UE organise des réunions bilatérales à cette fin.
Le public, un partenaire
Aux côtés des acteurs civils, dont la présence s’est fait particulièrement ressentir aux Journées de la coopération UE-Liban, c’est le grand public qui est un instigateur du développement. C’est sur ce point qu’insiste d’ailleurs Hiba Abou el-Hosn, chargée de communication de la Délégation de l’UE. Exprimant le souci « d’ouvrir cet événement au public », c’est sous cet angle qu’elle définit les objectifs de ces journées qui, en plus de « mettre en lumière la coopération UE-Liban dans tous les secteurs et les projets relatifs », visent à « informer le public des opportunités qu’offre l’UE pour soutenir leurs initiatives ». C’est également « la communication » qui s’établit dans le cadre de ces journées, entre les acteurs des projets et le public, mais aussi entre les responsables des différents projets eux-mêmes, « qui ont pu cerner les programmes qui leur ressemblent ou les complètent », explique Mme Abou el-Hosn. Assurer une visibilité au partenariat, mais aussi frayer un espace au débat sur les moyens de le renforcer, c’est ce qu’ont permis également les projections et débats qui se sont déroulés en continu, parallèlement à l’exposition. Comme une schématisation de la réforme en pleine fermentation.


Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
VOLONTÉ POPULAIRE LIBANAISE :! DIALOGUE ! ENTENTE ! UNITÉ ! __ La Coopération EU-LIBAN est à l'avantage du Liban.
00 h 53, le 27 mars 2012