Ce chiffre est « une estimation initiale » de la somme dont la communauté internationale s’acquittera pour les forces de sécurité afghanes, qui sera actée lors de la conférence de Chicago sur l’Afghanistan, en mai prochain, a indiqué un responsable occidental à Kaboul. Certains États faisant partie de la coalition ne sont pas d’accord pour financer ce montant, selon une autre source occidentale. « Il est acquis qu’après 2014 et pour les dix prochaines années, jusqu’en 2024, la communauté internationale menée par les États-Unis, l’Europe et d’autres pays, payera 4,1 milliards de dollars par an pour notre armée et les autres forces armées », a pourtant affirmé le chef de l’État lors d’une cérémonie militaire. « Nous acceptons et les remercions, a poursuivi Hamid Karzaï, mais nous avons des questions pour eux, que le ministre de la Défense a écrites aux autorités américaines et à l’OTAN. L’Afghanistan n’a pas seulement besoin de payer les salaires de ses hommes. Il sera capable de le faire un jour. Mais l’Afghanistan a besoin de radars, de systèmes de défense aérienne, de forces aériennes, d’avions de guerre et de transport, d’hélicoptères et d’autres équipements modernes améliorant le système de défense. Si les États-Unis et l’OTAN nous donnent cet argent, accepteront-ils que nous achetions des avions à d’autres pays ? » s’est-il interrogé.
Le financement des forces de sécurité afghanes est un élément de discussion crucial entre l’Afghanistan et l’OTAN, qui ne souhaite pas laisser un pays non protégé par ses propres forces de sécurité après le départ de ses troupes fin 2014, afin d’éviter guerre civile et chaos.
Par ailleurs, le contingent américain ne devrait pas diminuer au-delà des 68 000 militaires qui resteront déployés à la fin de l’été, malgré les pressions pour un retrait accéléré, a laissé entendre le chef de la coalition internationale, le général américain John Allen. « Mon avis est qu’il nous faudra une force importante en 2013. 68 000 hommes est une bonne base », a ainsi jugé le général devant les sénateurs de la commission de la Défense. La prise de position du général Allen, énoncée avec précaution en raison de son devoir de réserve, va à l’encontre des appels et projets de retrait accéléré des troupes américaines qui se sont multipliés ces dernières semaines aux États-Unis après une série de revers.
Lors de l’audition hier matin, l’influent sénateur John McCain s’est plaint quant à lui des appels au retrait, regrettant que la question du rythme et de l’ampleur d’un éventuel retrait dominent tellement que « l’on n’entend plus parler d’engagements pour la victoire ».
(Source : AFP)


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