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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Pyongyang invite l’AIEA à assister au lancement de son satellite

Pyongyang a invité les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à surveiller la mise en œuvre du moratoire nucléaire conclu dans le cadre d’un accord avec Washington, malgré son projet très contesté de lancement d’un satellite. Ces déclarations ont été faites lundi soir à Pékin par le négociateur en chef nord-coréen pour le nucléaire Ri Yong-ho, selon des images diffusées hier par la télévision sud-coréenne KBS.
Vendredi déjà, Pyongyang avait annoncé le lancement mi-avril d’un satellite d’observation à usage civil, un projet qui a stupéfié la communauté internationale et jeté un doute sur la mise en place de l’accord conclu avec Washington le mois dernier. Pour la Corée du Nord toutefois, l’accord est toujours valable.
« Le lancement du satellite est une chose et l’accord DPRK (Corée du Nord)-USA en est une autre », a donc insisté le médiateur, demandant à Washington de respecter ses engagements et de livrer l’aide alimentaire. L’accord de fin février stipule en effet que Pyongyang s’engage à suspendre les lancements de missiles à longue portée, les essais nucléaires et les activités d’enrichissement d’uranium. En échange, les États-Unis lui fournissent 240 000 tonnes d’assistance alimentaire.
Aussi, le régime de Pyongyang assure que ce lancement de fusée chargée d’un satellite a des visées pacifiques. Il a invité experts et journalistes étrangers à assister à l’opération, prévue entre le 12 et le 16 avril, pour célébrer le centième anniversaire du défunt fondateur de la Corée du Nord Kim Il-sung.
Mais les États-Unis et leurs alliés dénoncent un tir déguisé de missile, en infraction des résolutions de l’ONU – notamment la 1874 de 2009 – qui interdit à la Corée du Nord de procéder à des essais nucléaires ou balistiques. Pour Séoul également, le régime communiste du Nord cherche en fait à camoufler la mise au point d’un missile à tête nucléaire via le lancement de ce satellite. Même la Chine, seule alliée de poids de la Corée du Nord, a laissé deviner un certain agacement. Pékin a ainsi indiqué hier avoir eu des discussions « franches et approfondies » avec Ri Yong-ho, la veille à Pékin. Le Japon a pour sa part prévenu qu’il pourrait tenter d’abattre la fusée nord-coréenne si elle se dirigeait vers le territoire ou les eaux japonaises.
(Source : AFP)
Pyongyang a invité les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à surveiller la mise en œuvre du moratoire nucléaire conclu dans le cadre d’un accord avec Washington, malgré son projet très contesté de lancement d’un satellite. Ces déclarations ont été faites lundi soir à Pékin par le négociateur en chef nord-coréen pour le nucléaire Ri Yong-ho, selon des images diffusées hier par la télévision sud-coréenne KBS.Vendredi déjà, Pyongyang avait annoncé le lancement mi-avril d’un satellite d’observation à usage civil, un projet qui a stupéfié la communauté internationale et jeté un doute sur la mise en place de l’accord conclu avec Washington le mois dernier. Pour la Corée du Nord toutefois, l’accord est toujours valable.« Le lancement du satellite est une chose et...
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