À la suite des appels répétés du 14 Mars à la reprise du dialogue – trois fois en l’espace d’un mois – les observateurs s’attendaient à ce que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, y réponde plutôt favorablement dans sa dernière prestation télévisée, la semaine dernière.
Mais le Hezbollah, qui se dit, en effet, ouvert à « un dialogue sans conditions », continue jusqu’ici de refuser que l’ordre du jour de ce dialogue porte sur son arsenal.
Pour un député de l’opposition, le 14 Mars souhaite un dialogue « sérieux et constructif » débouchant sur la mise en chantier d’un État fort à l’ombre duquel la Constitution et la loi sont respectées. En revanche, l’opposition ne veut pas d’un dialogue rien que pour le dialogue ou pour remplir le vide. Un dialogue « sans conditions » ? C’est très bien, estime ce député. Mais qu’est-ce que cela veut dire au juste ? s’interroge-t-il. Que le 14 Mars ne pose pas de conditions et que le 8 Mars continue d’imposer les siennes à la force de ses armes ?
En fait, aux yeux de l’opposition, la majorité se trouve actuellement dans l’embarras du fait de la situation en Syrie, surtout après les récentes déclarations du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à New York, lorsqu’il a reproché au président syrien Bachar el-Assad son retard à mettre en œuvre ses réformes.
Les composantes de la majorité sont d’autant plus inquiètes, estime-t-on, qu’elles ont pu constater que la solution militaire imposée par le régime syrien n’a pas seulement échoué à régler le problème mais a même rendu la situation encore plus compliquée et la confrontation plus féroce. C’est ce qui a d’ailleurs poussé le secrétaire général du Hezbollah à annoncer qu’il ne saurait y avoir en Syrie qu’une solution politique.
On pense donc, dans les milieux du 14 Mars, que pour le moment, la majorité n’est pas pressée d’engager le dialogue avec l’opposition, d’autant plus qu’elle mise sur un éparpillement des composantes de cette dernière et qu’elle n’a aucune intention de l’aider à se renflouer.
Cependant, on peut dire qu’en sens inverse aussi, l’opposition n’est pas enthousiaste pour aller vers un dialogue à tout prix. Le 14 Mars mise, à terme, sur une chute du régime syrien ou, à tout le moins, à une solution politique fondée sur le départ du président Assad. Dans un tel cas de figure, la majorité au Liban serait contrainte, aux yeux du 14 Mars, d’engager le dialogue véritablement sans conditions. Alors pourquoi se hâter ?
Cette situation pousse des milieux diplomatiques à croire que le statu quo est appelé à se perpétuer au Liban en attendant un développement décisif en Syrie dans un sens ou dans l’autre. Dans l’intervalle, les appels à la reprise du dialogue resteront sans écho et le gouvernement continuera à travailler sur un rythme minimal. Personne, en effet, ne s’attend à ce qu’il puisse réaliser de grandes percées.
À ce sujet, certaines sources affirment que le dossier des nominations administratives pourrait être remis sur le tapis prochainement, à condition que les décisions au sujet des postes faisant l’objet de litiges au sein de l’Exécutif, et en particulier ceux qui reviennent à des chrétiens, soient pour le moment gelées.
Mais le Hezbollah, qui se dit, en effet, ouvert à « un dialogue sans conditions », continue jusqu’ici de refuser que l’ordre du jour de ce dialogue porte sur son arsenal.
Pour un député de l’opposition, le 14 Mars souhaite un dialogue « sérieux et constructif » débouchant sur la mise en chantier d’un État fort à l’ombre duquel la Constitution et la loi sont respectées. En revanche, l’opposition ne veut pas d’un dialogue rien que pour le dialogue ou pour remplir le vide. Un dialogue « sans...


Si les litiges au sein de l’Exécutif, et en particulier ceux qui reviennent à des chrétiens, sont pour le moment gelées cela confirme que c ’est cette confession qui doit toujours payer les pots cassés de la région. Triste . Nazira.A.Sabbagha
07 h 21, le 20 mars 2012