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Moyen Orient et Monde - Irak

Des centaines de milliers de sadristes manifestent à Bassora

Des centaines de milliers de partisans du chef radical chiite irakien Moqtada Sadr se sont rassemblés hier à Bassora dans le Sud, pour une « journée de défense des opprimés irakiens ». Si des témoins ont estimé leur nombre à plusieurs centaines de milliers, deux officiers au sein de l’armée et de la police de Bassora ont toutefois jugé qu’il dépassait le million.
Certains manifestants avaient apporté des câbles électriques, des bidons d’eau, des pelles pour symboliser la mauvaise qualité des services qui échoit à la population et le chômage, ainsi que plusieurs cercueils, chacun orné d’un mot : « intégrité » sur l’un, « démocratie », « électricité », « éducation », « services » sur les autres.
De même, un responsable religieux, cheikh Assaad el-Nasseri, a lu au public un prêche de Moqtada Sadr, lui-même en Iran, énumérant une liste d’exigences envers le gouvernement irakien. Le gouvernement doit distribuer « dès que possible, à chaque Irakien », une part de l’argent du pétrole, lutter « sérieusement » pour créer de l’emploi, « fournir des logements et aider les orphelins et les veuves » et augmenter les traitements des fonctionnaires.
Le rassemblement d’hier intervient en fin de compte à la veille du 9e anniversaire du début de l’invasion américaine en Irak. Il a également eu lieu avant la tenue fin mars d’un sommet de la Ligue arabe à Bagdad. Le dernier sommet de ce type à Bagdad remonte à mai 1990, quelques mois avant l’invasion du Koweït par les troupes de l’ancien président Saddam Hussein.
             (Source : AFP)
Des centaines de milliers de partisans du chef radical chiite irakien Moqtada Sadr se sont rassemblés hier à Bassora dans le Sud, pour une « journée de défense des opprimés irakiens ». Si des témoins ont estimé leur nombre à plusieurs centaines de milliers, deux officiers au sein de l’armée et de la police de Bassora ont toutefois jugé qu’il dépassait le million.Certains manifestants avaient apporté des câbles électriques, des bidons d’eau, des pelles pour symboliser la mauvaise qualité des services qui échoit à la population et le chômage, ainsi que plusieurs cercueils, chacun orné d’un mot : « intégrité » sur l’un, « démocratie », « électricité », « éducation », « services » sur les autres.De même, un responsable religieux, cheikh Assaad el-Nasseri, a lu au public un prêche...
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