« Il est inadmissible que l’appareil judiciaire soit décapité ; je n’accepterai pas cela et c’est de ma responsabilité. Les critères que je propose pour cette nomination sont purement judiciaires », a-t-il martelé, tandis qu’al-Manar, citant des « sources proches de la présidence de la République », assurait qu’il « n’y a rien de nouveau » concernant la position de Michel Sleiman à ce sujet. En revanche, la télévision hezbollahie, citant des « sources proches du Premier ministre », a indiqué que les nominations diplomatiques interviendraient « bientôt ».
La clôture des comptes
Le ministre Cortbaoui a également évoqué la question de la clôture des comptes des années précédentes. « Il existe un projet en train d’être débattu, principalement proposé par (le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, le député CPL) Ibrahim Kanaan. Le Premier ministre a pris connaissance de ce projet, et il est impératif que ces comptes soient clôturés », a-t-il affirmé, se demandant « comment il est possible de nous demander un compromis : s’il y a des manques, l’on doit savoir pourquoi », a-t-il dit. Quant à Ibrahim Kanaan, il a jugé que le projet du ministre des Finances Mohammad Safadi visant à la clôture des comptes des sept dernières années « ne règle pas le problème » lié au dossier des dépenses. « Nous devons demander si cette clôture prend en considération les 11 milliards de dollars. Nous refusons tout compromis », a-t-il lui aussi répété sur la LBCI.
Selon al-Manar, une réunion à cet effet se tiendra aujourd’hui au Sérail « pour trancher avant le Conseil des ministres » de mercredi.
C’est d’ailleurs également mercredi que se tiendra la nouvelle séance plénière du Parlement. Selon des sources proches de Nabih Berry, toujours rapportées par al-Manar, elle sera « la suite » de la précédente et « non pas, comme l’a laissé entendre le 14 Mars, une séance d’interpellation du gouvernement ».


Tous ministres ou députés Aounistes a perdu toute sorte de crédibilité depuis que les scandales du beau fils bien aimé s'accumule a la vitesse grand V, comme s'il savait que plus jamais il ne reverra un poste officiel. Il y a peut être erreurs, fraudes ou tout autres irrégularités concernant les comptes, personne ne met cette question en doute, mais pourquoi ces messieurs ne s'en sont rappelés seulement après que les mauvaises odeurs des malversations et méfaits du beau fils aient filtré dans la presse? Il fallait s'attendre a la réaction. Quand a la non constitutionnalité du boycott des parlementaires, il fallait y penser avant de la mettre en pratique pendant plus de 18 mois. Maintenant récoltez ce que vous aviez semé!
07 h 15, le 19 mars 2012