La ministre chypriote des AE et le ministre libanais de l’Énergie partagent le « souci » des frontières. Photo Dalati et Nohra
De son côté, la ministre chypriote a assuré que son pays « fait de son mieux pour faciliter le problème de la délimitation des frontières, et nous poursuivrons nos efforts jusqu’à aboutir à un tracé clair et définitif ». Rappelant par ailleurs « notre détermination, avec le président Gemayel, à renforcer les relations bilatérales », elle a confié que « l’entretien a également porté sur les échéances liées à la situation régionale ».
En réponse à une question sur l’influence des relations libano-turques sur les relations du pays avec Chypre, Mme Kozakou-Marcoullis a affirmé que « plusieurs États entretiennent de bonnes relations avec la Turquie, qui a une grande influence politique, économique et militaire », avant de déclarer que « tant que les relations libano-turques ne se font pas au détriment de Chypre, nous n’y voyons aucun problème ». Et de conclure : « Le Liban a une place spéciale chez nous. »
Bassil et Aoun
Par ailleurs, la question des frontières maritimes a fait l’objet de l’entretien de Mme Kozakou-Marcoullis avec le ministre de l’Énergie Gebran Bassil, en présence de l’ambassadeur de Chypre Homer Mafromatis. M. Bassil a rappelé dans ce cadre le point de vue du ministère, estimant « impossible d’entamer tout nouvel accord sur les forages entre Chypre et le Liban, avant la résolution du tracé des frontières ». Le ministre a précisé que « Chypre manifeste, en tant que partie concernée par ce problème, le souci et la capacité de contribuer à sa résolution, à la lumière des relations historiques qui la lient au Liban ».
En outre, la responsable chypriote s’est rendue chez le député Michel Aoun à Rabieh, où elle a passé en revue les relations bilatérales dans le cadre des bouleversements régionaux.
Sa tournée d’hier a également inclus le ministre de la Justice Chakib Cortbawi et de la Culture Gaby Layoun.

